Nous joindre
X
Rechercher
Publicité
Présenté par

Inauguration d’une caserne temporaire 

Le Service de sécurité incendie de Notre-Dame-de-L’Île-Perrot se joint officiellement à celui de Pincourt 

durée 16h30
7 septembre 2021
1ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Benjamin Richer
Par Benjamin Richer, Journaliste

La Ville de Notre-Dame-de-L’Île-Perrot, qui était desservie par le Service de sécurité incendie de L’Île-Perrot jusqu’à tout récemment, n’arrivait plus à garantir la sécurité de ses citoyens, la contraignant à le quitter pour celui de Pincourt. Elle a ainsi inauguré une caserne temporaire le temps de construire la prochaine. 

La mairesse de Notre-Dame-de-L’Île-Perrot, Danie Deschênes, a commencé cette conférence de presse en se disant particulièrement nerveuse. « Ça a été tout un processus de réflexion qui nous a menés à prendre cette difficile décision de laisser aller la collaboration avec notre partenaire de L’Île-Perrot, qui l’a été pendant plusieurs années, et d’avancer », indique-t-elle d’entrée de jeu. 

C’est devant le refus du conseil de la Ville de L’Île-Perrot de construire une nouvelle caserne sur son territoire, ou du moins plus près que cette dernière a décidé d’amorcer des discussions avec la Ville de Pincourt il y a près de deux ans afin de mieux répondre aux besoins de la population. 

« À Pincourt, c’est le bonheur, mais à Notre-Dame, c’est plus compliqué entre autres à cause de l’étalement urbain, ce qui fait en sorte que les temps de réponse ne répondaient plus aux attentes », explique Mme Deschênes. 

Fébrile, la mairesse annonçait donc ce mardi le début d’une collaboration avec Pincourt dans le but de créer un seul et unique Service de sécurité incendie, qui sera partagé entre les deux municipalités. 

C’était également l’occasion d’inaugurer une caserne temporaire sur le sol de Notre-Dame-de-L’Île-Perrot sur le rue Huot, près du boulevard Don Quichotte. La construction du nouveau bâtiment, évalué à près de 8 millions de dollars, devrait s’amorcer cet automne pour se terminer d’ici l’an prochain selon la mairesse. 

Une collaboration évidente 

« On le sait, tout le monde le sait sur l’île, le service incendie de Pincourt, il rock [...] Dorénavant, on aura notre mot à dire, on aura une collaboration naturelle avec notre partenaire », précise Mme Deschênes.

Elle souligne le changement de culture qui s’opère actuellement. « Nous, on est conscient que le Service incendie va un jour desservir l’ensemble du territoire », ajoute-t-elle, faisant référence à l'entêtement de la Ville de L'Île-Perrot sur cette idée. 

Danie Deschênes a également souligné l’expertise et l’accueil des pompiers de Pincourt qui ont accepté que les nouveaux membres conservent leur ancienneté. « Je sais à quel point les pompiers qui entrent dans le nouveau service de collaboration ont eu de la difficulté à prendre cette décision », ajoute-t-elle. 

C’est donc 20 nouveaux membres qui s’ajoutent aux 40 déjà présents pour former une équipe de 60 pompiers desservant les deux municipalités. Ils feront un roulement entre les casernes et des équipements. 

Le budget annuel, de l’ordre de 2,5 millions de dollars au total, sera divisé entre les deux municipalités en fonction des différentes opérations. 

Délais importants

Les démarches pour en arriver à cette annonce ce mardi n’auront pas été tout repos. Après plusieurs années de négociations avec la Ville de L’Île-Perrot pour désservir adéquatement l'ensemble du territoire, cette décision, qu'elle dit politique, s'imposait pour Mme Deschênes. 

Des retards ont aussi été observés pour les autorisations, notamment de la part de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). 

La Ville de Notre-Dame-de-L’Île-Perrot a même dû procéder à une poursuite en justice en janvier dernier pour faire avancer le dossier, qui bloquait en raison du zonage d’un terrain. L’affaire s’est toutefois conclue trois mois plus tard, laissant tomber la poursuite, permettant d’enclencher le processus pour la construction de la future caserne.

Période de transition

« Je tiens à rassurer les citoyens de Pincourt que cette nouvelle collaboration n’affectera en rien l’offre de service de Pincourt. Nous continuerons d’offrir la même qualité de service qu’auparavant », assure René Lecavalier, conseiller municipal de Pincourt dans le district 6 et ancien lieutenant-pompier pour la Ville de Pierrefonds.

Ce dernier aura travaillé de près à l'organisation de cette nouvelle équipe, de concert avec Yannick Bernier, directeur du Service incendie de Pincourt. 

Danie Deschênes précise pour sa part que NDIP continuera à être partenaire avec L’Île-Perrot, mais d'une autre manière. « Le service ne laisserait pas les citoyens de la Ville de L’Île-Perrot dans une situation précaire, je pense que c’est dans leur mission de toute façon d’aider la population. On ne dit pas que ça va être parfait », considère-t-elle.

Le Service conjoint des deux municipalités devient le deuxième plus important dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges avec une population totale de 27 000 habitants.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 17h00

Une stratégie nationale pour les cœurs de collectivités

Un nouveau sondage Léger publié le lundi 25 mai témoigne d’une demande réelle des Québécois en vue des prochaines élections provinciales. En effet 86 % des répondants demandent que le prochain gouvernement s’engage à soutenir les centres-villes, les cœurs de quartier et les noyaux villageois. Une coalition d’acteurs nationaux et locaux de partout ...

Publié à 13h00

Le Zéphyr vous convie à des Bulles et Bouchées

Le Répit le Zéphyr tiendra un événement-bénéfice festif le jeudi 4 juin. En effet, tous sont conviés à Bulles et Bouchées. Rappelons que le Zéphyr, situé à Salaberry-de-Valleyfield, est un organisme qui offre un répit aux familles qui accompagnent une personne vivant avec une déficience intellectuelle et/ou un trouble du spectre de l’autisme avec ...

Publié à 9h00

Activité physique: les jeunes n'en font pas assez selon une étude

Les données d’une récente étude sur les habitudes de vie des jeunes du secondaire démontrent que les élèves font de moins en moins d’activités physiques depuis les dix dernières années, révèle la Direction de santé publique de la Montérégie. . Si les résultats qui découlent de l’enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) ...

app-store-badge google-play-badge