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Francine Plamondon prendra sa retraite après 13 ans au sein de l'organisme

La directrice générale de L'Actuel tirera sa révérence

La directrice générale de L'Actuel tirera sa révérence
Photo: Courtoisie

Après 13 années comme directrice générale du Centre d’action bénévole L’Actuel, Francine Plamondon prendra sa retraite en même temps que l’arrivée de l’été, en juin prochain.

« Cela n’a pas été une décision facile à prendre. Mon cœur est tellement investi dans la mission de L’Actuel et j’adore mon équipe. Par contre, cela faisait plusieurs années que je pensais à tirer ma révérence pour me rapprocher de ma famille et profiter de ma retraite », annonce Francine Plamondon, directrice générale de L’Actuel.

La décision arrive à un moment charnière dans l’histoire de l’organisme. La réalité des organismes communautaires a grandement changé dans la dernière année. Même s’il est bien établi et que sa notoriété n’est plus à faire, L’Actuel doit, comme les autres, se remettre en question et se réinventer pour maintenir ses services et continuer de répondre aux besoins de sa communauté.  

« L’année dernière, nous avions entamé une grande réflexion pour l’avenir de notre bâtisse, que nous avons mise sur la glace à cause de la pandémie. De plus, l’année 2021 marquera la fin de ma troisième planification stratégique. Je trouve que c’est un beau moment pour passer le flambeau à une autre personne qui pourra mettre sa couleur dans les projets à venir », précise la directrice générale.

Malgré l’amélioration du processus de traitement des dons, les activités de recyclage représentent un défi majeur pour l’organisme. La pandémie a exacerbé cet enjeu et a mis en lumière la fragilité du financement des services de dépannage qui dépendent trop des revenus de la boutique.

La personne qui prendra le gouvernail de L’Actuel devra repenser le modèle et développer des liens d’affaires forts et durables afin d’assurer la survie des services et de permettre à l’organisme de poursuivre son développement.

Un héritage solide

La croissance est manifestement ce qui a marqué les 13 années de madame Plamondon à la tête de l’organisme. Elle a eu la chance de participer au projet d’agrandissement de la bâtisse et de la boutique.

Elle a contribué à la transformation du volet d’économie sociale qui a permis à l’organisme de se développer et d’élargir ses services. Elle a aussi vu l’équipage grandir. L’Actuel compte désormais le double d’employés qu’à son arrivée.

« Je suis très heureuse de cette évolution, mais ce qui me rend le plus fière c’est d’avoir navigué aux côtés de femmes et d’hommes qui avaient comme moi le souci de répondre à notre mission. C’est vraiment ce qui est au centre de tout notre travail à L’Actuel et qui nous permet de garder le cap », poursuit la directrice générale, avouant qu’elle s’ennuiera de son équipe de passionnés aux grands cœurs. 

Des souhaits pour l’avenir

L’année prochaine, le Centre d’action bénévole soulignera son 40e anniversaire. Un vent d’optimisme commence à se faire sentir. La pandémie et ses vagues de turbulence devraient s’estomper dans les prochains mois, pour que le bateau poursuive sur des eaux un peu plus calmes.

« Il sera sûrement possible d’organiser une grande fête pour souffler les 40 bougies de l’organisme. C’est certain que j’y prendrai part. Cela sera tellement festif de retrouver les bénévoles pour cette occasion, car ne l’oublions pas, ce sont eux qui sont au centre de nos actions. Peu importe la direction que prend notre bateau, ils sont le vent qui lui permet d’avancer. Je n’oublierai jamais la force et l’importance du bénévolat, ni les nombreuses personnes que j’ai eu la chance de côtoyer », précise Francine Plamondon.

La directrice générale souhaite que le souffle nouveau qu’a eu le bénévolat dans la crise de la dernière année perdurera afin que L’Actuel ait plus de facilité à recruter des bénévoles pour maintenir et développer les services aux populations vulnérables de la région. « Le bon côté de la pandémie c’est qu’elle a insufflé le souci d’aider son voisin et de ralentir le rythme effréné de nos vies. J’ai espoir que cela bonifiera l’avenir de nos communautés », conclut madame Plamondon.

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