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La Commission de protection du territoire agricole du Québec s'oppose au projet

Le projet de construction de la caserne de NDIP est entre les mains de la justice

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12 décembre 2020
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Jessica Brisson
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Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

Devant le refus de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), d’autoriser la Ville de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot à construire une caserne sur le terrain à l’intersection des boulevards Don Quichotte et St-Joseph, la Ville n’aura pas d’autre choix que de laisser la justice trancher.

« Malgré une décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) datant de 1988 qui autorisait la Ville à construire sur ce terrain en zone agricole des immeubles à vocation résidentielle ou commerciale, la CPTAQ refuse maintenant d’y autoriser la construction d’une caserne, et ce, même si la Ville en est propriétaire », déplore la mairesse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Danie Deschênes.

Mme Deschênes tient tout de même à rassurer la population perrotdamoise, les travaux de construction de la caserne débuteront dès la fonte des neiges et « nous aurons une caserne fonctionnelle en septembre 2021. »

Un terrain sans intérêt pour l’agriculture

Afin de pouvoir aller de l’avant avec le projet, la CPTAQ demande à ce que la Ville de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot rouvre le processus légal pour faire en sorte que la notion d’immeuble à vocation institutionnel soit ajoutée au jugement. Cette demande est jugée comme étant inacceptable par l’administration municipale.

« À nos yeux, il s’agit d’un caprice de la part de la CPTAQ. L’intention du jugement est de permettre d’utiliser le terrain pour autre chose. Là on s’arrête au fait que le mot institutionnel n’est pas inclus dans le jugement », de dire la mairesse.

D’ailleurs, ledit jugement, dont Néomédia a eu copie, stipule que le terrain visé « n’offre plus, de par sa localisation, du sol qu’on y retrouve et des autorisations de la Commission, d’intérêt pour l’agriculture. »

« Nous poursuivons nos démarches pour faire reconnaître nos droits concernant ce terrain acquis en 2009. Ce dossier est un bel exemple du manque d’autonomie des villes face à la protection de leur territoire. La ville de NDIP est composée à près de 70 % de territoire agricole. Le conseil n’autorise aucune demande de dézonage agricole pour y construire des immeubles résidentiels, et nous encadrons de façon rigoureuse la coupe d’arbres par les promoteurs », a laissé savoir la mairesse.

« Quel intérêt aurions nous à construire à cet endroit, un centre d’achat ou un projet résidentiel? Aucun! Ce sera à la cour de trancher », ajoute Mme Deschênes. 

L’échéancier respecté

Danie Deschênes estime qu’à l’heure actuelle, l’échéancier élaboré par la Ville n’est pas compromis, et ce, malgré les embûches rencontrées. « L’avocat impliqué au dossier nous dit que nous disposons d’un délai raisonnable et que l’échéancier pourra être respecté. Si toutefois, pour une raison ou une autre, le projet venait à être retardé, le conseil prendra une décision. Nous réfléchissons à savoir comment nous allons gérer le tout. Une chose est certaine, si nous avons des délais nous allons trouver une façon de faire fonctionner le tout », indique la mairesse.  

« La future caserne d’incendie protégera notre territoire, face aux sinistres liés aux incendies, mais elle hébergera également le service des premiers répondants. Ces derniers sont désormais un service essentiel, ils sont les premiers à arriver sur les lieux d’un sinistre, lors d’un appel à l’ambulance. Ils sont également les premiers sur place pour prodiguer certains soins et rassurer les citoyens. La construction d’une caserne sur notre territoire ne relève pas d’un caprice, mais d’un réel besoin de sécurité. L’enjeu est trop important : le conseil ne baissera pas les bras et maintiendra ses efforts afin que le projet se concrétise comme prévu en septembre 2021 », conclut Danie Deschênes.

Rappelons que l’entente entre les villes de L’Île-Perrot et de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot quant à la protection du territoire en matière d’incendie prendra fin en septembre 2021 et qu’une entente de collaboration entre NDIP et Pincourt entrera alors en vigueur.

Le contrat pour services professionnels a été octroyé par le conseil, la réalisation des plans et devis est commencée et un appel d’offres pour construction devrait être lancé dès le début de l’année 2021.

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