Publicité
9 janvier 2019 - 11:40 | Mis à jour : 16 mai 2019 - 13:41

Inquiétudes et questionnements chez les pompiers.

Saint-Zotique largue l'entente incendie avec Les Coteaux

Par Jessica Brisson, Journaliste

D'ici le mois d'août 2021, la Régie intermunicipale du Lac Saint-François sera officiellement chose du passé. Est-ce que l'entente prendra fin plus tôt ? Nul ne peut le confirmer pour le moment. Toutefois, la nouvelle est tombée et apporte son lot de questionnements et d'inquiétudes tant chez les membres pompiers de l'équipe de la Régie qu'au niveau des municipalités de Saint-Zotique et de Les Coteaux.

Le mardi 8 janvier, une quinzaine de pompiers étaient rassemblés à l'hôtel de ville de Les Coteaux afin d'assister à la rencontre mensuelle tenue par le conseil de la Régie. De nombreuses questions ont été posées, mais peu de réponses ont été données.

Pourquoi ?

En septembre 2018, la Municipalité de Saint-Zotique a adopté la résolution voulant qu'une demande de participation à une étude d'opportunité de regroupement en matière de sécurité incendie soit menée avec la participation des municipalités de Les Coteaux, Rivière-Beaudette, Saint-Polycarpe et la Ville de Coteau-du-Lac. Toutefois, Rivière-Beaudette a refusé.

Une nouvelle étude, cette fois à l'intérieur même de la Régie a été proposée afin d'analyser la possibilité de regrouper le service sous un même toit.

« Quand Les Coteaux nous ont annoncé ne pas vouloir participer à cette seconde étude, nous avons conclu que la meilleure chose à faire pour la Municipalité de Saint-Zotique est de demander la dissolution de la Régie », souligne M. Yvon Chiasson, maire de Saint-Zotique.

Ainsi, le 18 décembre, la Municipalité de Saint-Zotique a adopté une résolution voulant qu'une mise en demeure soit déposée contre la Municipalité de Les Coteaux demandant la dissolution de la Régie. « Selon nos avocats, c'est la procédure à faire », de dire M. Chiasson.

Questionné à savoir pourquoi l'administration de Les Coteaux avait refusé de participer au projet d'étude,  le conseiller de la municipalité, M. François Deschamps, s'est contenté de répondre que la question devait être rapportée au conseil municipal de la ville. « Il n'est pas dans notre mandat ce soir de répondre à cette question. C'est au conseil de ville d'y répondre et non au conseil de la Régie. »

De son côté, M. Chiasson souligne qu'un ensemble de facteurs ont poussé la Municipalité à demander la dissolution de la Régie, notamment le développement rapide. « Saint-Zotique roule vite. Saint-Zotique a le vent dans les voiles. Notre population augmente, de grands projets verront le jour dans les mois, les années à venir. »

« L'arrangement actuel ne satisfait plus à Saint-Zotique, nous on veut avancer », souligne le président de l'assemblée et conseiller municipal à Saint-Zotique, M. Jean-Pierre Daoust.  « Une chose est certaine, nous ne laisserons pas tomber Les Coteaux, tant que la Ville n'est pas prête », poursuit-il.

Comment ?

C'est aux directeurs généraux des deux municipalités, messieurs Jean-François Messier de Saint-Zotique et Claude Madore de Les Coteaux, qu'est revenue la tâche de déterminer les termes de la séparation.

« Pour l'instant, on ne peut dire quand et comment tout se passera. Le maire et la mairesse se sont rencontrés et d'un commun accord, ils ont convenu de transférer le tout aux directeurs généraux », de dire M. Daoust.

Comment seront repartagés les équipements ? Nul ne peut le savoir pour l'instant.  Est-ce que les municipalités joindront d'autres services incendies ? Seul le temps le dira.

« Nous avons des options sur la table, mais rien de concret encore. Une chose est certaine, nous mettons tous nos efforts à trouver une solution et notre priorité reste toujours la sécurité des citoyens », de dire Mme Denise Godin-Dostie, mairesse de Les Coteaux.

Des pompiers inquiets

De nombreux pompiers présents lors de l'assemblée ont profité de la tribune qui leur était offerte pour exprimer leurs inquiétudes face à la nouvelle.

«  Vous jouez avec nos emplois. » «Vous nous laissez dans le néant. » « À quel service allons-nous nous rapporter? »

Selon la convention collective en cours, les employés dont l'embauche remonte à avant la création de la Régie il y a plus de 12 ans seront réaffectés à leur caserne initiale. Ceux engagés par la Régie auront le choix de se diriger vers Les Coteaux ou Saint-Zotique. « Il nous manque des pompiers, il est certain que vos emplois ne sont pas en jeu », de dire M. Daoust.

D'ailleurs, c'est durant l'assemblée que le directeur de la Régie, M. Michel Pitre a appris le départ de l'un de ses membres. Le pompier aurait accepté un poste au sein de l'équipe du Service incendie de Coteau-du-Lac.

« J'espère que le dossier va se régler rapidement, parce que ce n'est pas bon pour le moral des gens », souligne un pompier rattaché à la caserne de Les Coteaux, visiblement inquiet.

« Le pompier qui nous a quitté aujourd'hui n'est surement pas le dernier qui le fera », renchérit l'un de ses collègues.

« Tout le conseil municipal de Les Coteaux est derrière vous. Nous sommes déçus de la tournure des événements, mais quand nous allons arriver au bout du chemin, nous allons être contents du travail accompli », souligne M. Sylvain Brazeau, conseiller municipal à Les Coteaux et membre du conseil de la Régie.

« Sachez que du côté de Saint-Zotique, nous comprenons vos inquiétudes, mais soyez assurés que nous ne laisserons pas tomber Les Coteaux, tant et aussi longtemps qu'ils ne seront pas prêts. C'est pour cette raison que nous nous donnons jusqu'à la fin de la présente entente, soit en août 2021. Si Les Coteaux sont prêts avant la date butoir, ce sera avant, mais c'est certain que ça ne se fera pas tant et aussi longtemps que tout le monde est prêt », ajoute M. Daoust.

La Régie intermunicipale du Lac Saint-François se réunira à nouveau le 5 février prochain. À ce moment, des détails de l'avancement des procédures seront sans doute présentés aux membres.

**Sur la photo : Au centre, la pompière Bianca Bayard accompagne de plusieurs pompiers de la Regie du Lac Saint-Francois, avait plusieurs questions qui sont demeurées sans réponse. **

 



 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Vaudreuil-Soulanges se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Vaudreuil-Soulanges collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.