Mai: mois de la sensibilisation à la fibrose kystique
Des Lazarois effectueront un Trifecta pour soutenir une bonne cause
Deux pompiers de Saint-Lazare participeront à un défi sportif d’envergure les 13 et 14 juin prochain au Trifecta de Mont-Tremblant. Si Simon Bruneau et Ian Caza St-Jean se lancent dans cette aventure, c’est surtout pour collecter des fonds au profit de l’organisme Fibrose kystique Canada.
Participer à cet événement sportif ne demande pas nécessairement une obligation de levée de fonds, mais il s’agit d’une belle occasion pour le faire. D’ailleurs, plusieurs athlètes s’allient à une cause lorsqu’ils s'engagent dans un marathon ou encore un Ironman et pour les Lazarois, c’est l’opportunité rêvée de redonner à leur communauté.
« On est des gars sportifs, on aime ça s'entraîner et tout. [...] On s'est dit pourquoi pas joindre l'utile à l'agréable et essayer d’amasser des fonds, c’est Ian qui a lancé l'idée », souligne Simon. Les deux amis se mettent donc à rechercher une cause à appuyer. Ils font le tour des fondations, s’informent auprès d’organismes communautaires, mais une histoire singulière finit par capter toute leur attention.
En parlant avec son entourage, Simon se familiarise avec l’histoire d’une amie d'enfance de sa copine qui a été diagnostiquée avec la maladie à un très jeune âge, ce qui le pousse à se mobiliser davantage.
D'après les données de Fibrose Kystique Canada, il s’agit de l’affection la plus mortelle au pays chez les enfants et les jeunes adultes. Environ une personne sur 25 serait porteuse d’une version défectueuse du gène responsable de la fibrose kystique. La maladie s’attaque principalement à l’appareil digestif et aux poumons où un mucus épais s’accumule et peut entraîner des problèmes respiratoires graves.
« Il y a de cela exactement presque un an, jour pour jour, [elle] est rentrée à l'hôpital à cause de grosses complications. Elle a eu une greffe de poumon. [...] Je me suis dit pourquoi ne pas essayer d'appuyer un organisme qui pourrait venir en aide à la vie de cette personne-là », ajoute Simon. Rapidement, lui et Ian tombent sur Fibrose kystique Canada et se joignent à eux pour le Trifecta.
Leur objectif est d'amasser au moins 2000 $ d’ici le 15 juin, dans moins d’un mois. Pour y arriver, les deux sapeurs ont ouvert un lien via lequel il est possible de faire un don. Ils vendent également des chandails à l’effigie de leur course. Déjà, leurs proches et leurs collègues ont permis à Ian et à Simon de récolter plus de 250 $.
Le Trifecta, tout un défi sportif
Cette année, Ian et Simon en sont à leur deuxième Spartan Race, mais celle-ci s'annonce bien plus éprouvante physiquement. La fin de semaine du 13 au 14 juin, les sportifs devront parcourir trois courses à obstacles sur différentes distances. « Dans le fond, c'est les trois distances. Le samedi on fait le 21 km et le dimanche on fait le 10 km le matin et le 5 km en après-midi », explique Simon Bruneau. En tout, c’est respectivement 30, 25 et 20 obstacles que lui et Ian devront surmonter.
« Si je me fie à notre expérience de l'année passée, il faut s’attendre à plusieurs montées et descentes du mont sur la distance qui est donnée. Après quelques kilomètres, tu commences à courir en montant. Après quelques kilomètres, il y a quelques obstacles à franchir: des murs de quelques pieds de haut, des roches à transporter sur une certaine distance, des murets avec des petites prises d'escalade et ainsi de suite », raconte Simon. Pour ce qui est des mouvement inhabituel, les deux hommes se pratique au mont Rigaud « C'est toujours plaisant et efficace », ajoute le pompier de 28 ans.
Lui et Ian, 37 ans, se sont rencontrés à la caserne de Saint-Lazare il y a quelques années déjà et rapidement ils ont développé une certaine complicité. Il s’agira de leur deuxième Spartan Race ensemble et ils n'écartent pas la possibilité d’en faire d’autres par la suite.
« Pour l'instant, on se concentre sur l'événement en juin, mais on est deux personnes super actives. On se l'est déjà dit un petit peu. On aimerait continuer à faire ça puis on aime ça se redonner et venir en aide à des causes comme ça », conclut Simon.

