Collège des médecins
Une jeune médecin de Vaudreuil-Soulanges honorée par son ordre professionnel
Le 9 avril, le Collège des médecins du Québec honorait des médecins dignes de mention. Parmi les lauréats de la soirée, on retrouvait Dre Alexandra Massicotte, native de Salaberry-de-Valleyfield, qui exerce au CSLC de Vaudreuil-Dorion. Entretien avec celle qui a reçu la Distinction Relève lors de cette soirée.
Le jeudi 30 avril sur l’heure du midi, Néomédia s’est rendu sur le lieu de rencontre de Dre Massicotte pour en apprendre plus sur elle et sur cette récompense.
Dans les faits, les prix remis par le Collège des médecins sont décernés aux médecins qui se distinguent par leur contribution remarquable au développement et au rayonnement de la profession, à l’avancement d’un domaine d’études ou d’un champ de recherche ou à l’amélioration de leur collectivité ou de la société en général.
« C’est une belle reconnaissance et une belle fierté pour moi, mais surtout pour la clinique, car c’est un travail d’équipe. On a accompli beaucoup de choses depuis l’ouverture de ce GMF-U en collaboration avec l’Université McGill. On offre des soins de santé en clinique, mais aussi à domicile avec la collaboration des Services de soins infirmiers à domicile (SSIAD). Disons que la dernière année n’a pas été facile en raison de l’entrée en vigueur de la loi 2 et des négociations difficiles avec le gouvernement. Ça a été une belle tape dans le dos, cette récompense-là», témoigne-t-elle d’entrée de jeu.
Avant d’en être la récipiendaire, Dre Massicotte n’avait jamais entendu parler de cet honneur du Collège des médecins. « J’ai reçu un courriel, mais j’ai surtout été félicité par de nombreux collègues et c’est comme ça que j’ai appris que j’étais la récipiendaire de cette distinction. »
Soigner à domicile pour éviter des coûts d’hospitalisation à la société
C’est en 2022 que Mme Massicotte devient officiellement docteure. Depuis, ses tâches sont nombreuses et variées, allant de la pratique clinique, à la supervision, la direction médicale d’un GMF-U, la codirection à l’enseignement, les soins palliatifs à domicile, l’aide médicale à mourir, les soins à domicile, la gériatrie, ou encore la pratique en centre hospitalier. Ses semaines comptent en général plus ou moins 60 heures de travail.
Pour les curieux, Dre Massicotte consacre une partie de son temps, et de sa pratique, aux soins à domicile. « L’objectif derrière ce service est de favoriser le maintien à domicile de certaines personnes dont la condition l’exige, et par conséquent, de réduire les coûts liés à leur hospitalisation à la société. Par exemple, je peux traiter des patients atteints de cancer en fin de vie ou qui souhaitent recevoir l’aide médicale à mourir. Parfois, je traite des patients souffrant de problèmes aigus comme des personnes atteintes de MPOC qui ont des soucis pulmonaires réguliers et qui ont besoin d’oxygène. Ces gens ne sont pas en mesure de venir nous voir en clinique, car elles s’exposent à attraper des virus qui pourraient nécessiter leur hospitalisation et engendrer des coûts à la société. C’est l’un des services les plus appréciés et qui fait l’objet du plus de commentaires positifs par notre clientèle au GMF-U», ajoute-t-elle.
La médecine, une vocation
C’est en 2022, soit il y a maintenant quatre ans, que Dre Massicotte a reçu son titre. Pour elle, ce métier est une vocation depuis sa tendre enfance. « Dans ma jeunesse, j’ai passé beaucoup de temps dans les hôpitaux en raison de problèmes sanguins. J’ai d’ailleurs failli me spécialiser dans ce champ de pratique, mais je me suis ravisée et j’ai choisi la médecine familiale. J’aime ça parce que mes journées sont variées. Mes patients ont entre quelques jours et 104 ans et souffrent de problématiques très variées. Je travaille aussi à l’Hôpital du Suroît, à Anna-Laberge où j’enseigne et je supervise d’autres médecins, à la Maison Libella, à Hudson qui offre des soins palliatifs et au Manoir Harwood. Malgré tout, c’est le plus beau métier du monde où j’ai vraiment l’impression de faire une différence dans la vie des gens.»
Dre Massicotte indique qu’elle pratique le plus beau métier du monde. « Ma vraie paie, c’est la reconnaissance des patients et quand je sens que je fais une différence dans leur vie. Ça vaut la peine. Il y a du bon à travers tout ça, c’est le lien que je crée avec mes patients et qui se solidifie avec le temps. Tout n’est pas tout noir», termine-t-elle.
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