Mise au point de la situation avec le préfet Patrick Bousez
Crue printanière: « le scénario de 2023 semble se dessiner»
Depuis les derniers jours, plusieurs localités de Vaudreuil-Soulanges conjuguent leurs efforts pour protéger leurs territoires de la crue printanière. Le lundi 20 avril en avant-midi, Néomédia s’est entretenu avec Patrick Bousez, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, pour dresser le portrait de la situation.
En poste depuis de nombreuses années, tant à la préfecture qu’à la mairie de Rivière-Beaudette, M. Bousez se montre optimiste. « Selon la modélisation des données que nous avons en notre possession, le scénario qui semble se dessiner pour cette année sera similaire à 2023. Cela signifie donc que les inondations pourraient être plus localisées et non à grande échelle comme en 2017 ou 2019. Donc pour le moment, je ne suis pas inquiet outre mesure. Selon nos projections, la hausse du niveau de l’eau pourrait se poursuivre légèrement jusqu’à mardi ou mercredi, avant d’atteindre un plateau. Par la suite, on peut espérer une décrue en raison de la température froide prévue et du soleil cette semaine qui devraient ralentir la fonte des neiges. »
Pour l’instant, la cellule de crise de la MRC de Vaudreuil-Soulanges n’a pas été déclenchée. « La cellule administrative est à pied d’oeuvre pour modéliser les données transmises par Hydro-Québec et en faire une mise à jour pour les localités riveraines concernées.»
Concrètement, quel serait le rôle de la cellule de crise si elle venait à être activée? « On viendrait en aide aux localités de plusieurs façons. Par exemple, au niveau des communications et de la mobilisation des bénévoles.»
Des municipalités mieux équipées et préparées
Pour M. Bousez, les municipalités touchées par la crue printanière dans Vaudreuil-Soulanges sont mieux préparées de nos jours qu’il y a une décennie. « Depuis une dizaine de jours, la MRC surveille attentivement le débit de l’eau à la centrale de Carillon pour en faire des modélisations quotidiennes. On est mieux équipé et préparé en 2026 en raison de ce genre d’outils mis à notre disposition. Hydro-Québec peut contrôler 40 % de l’eau qui passe au barrage de Carillon et qui se déverse dans la rivière des Outaouais, mais avec les données que nous avons en notre possession, on peut prévoir quelles rues seront touchées et à quel niveau. Ça permet une meilleure prévisibilité.»
Avec ces modèles en main, les municipalités riveraines sont plus en mesure de cibler leurs actions et concentrer leurs efforts et effectifs dans des secteurs précis. « Le ministère de la Sécurité publique fait aussi un bon travail», termine le préfet.

