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Amateurs d’épluchettes

Le maïs sucré sera au rendez-vous cette année

Une publication Néomédia
Le maïs sucré sera au rendez-vous cette année
Photo: Jessica Brisson

Malgré une météo des plus incertaines au début de la saison chaude, avec de faibles précipitations, les producteurs de la région du Suroît sont en mesure d’assurer que le maïs sucré sera excellent cette année.

« Il est très beau et très sucré », lance d’entrée de jeu Alexandre Sauvé de la Ferme Sauvé Hubert à Salaberry-de-Valleyfield. Il explique que ses premiers semis étaient un peu plus critiques en début de saison avec la sécheresse, mais qu’il a pu rectifier le tir en irriguant seulement une fois à ce moment grâce à son système qui était déjà en place.

M. Sauvé ajoute même que les précipitations plus soutenues des dernières semaines font qu’il a « presque trop d’eau » en ce moment. Il a ainsi pu récolter ses premiers épis, cultivés sur paillis de plastique, la semaine dernière.

Pour sa part, Jacques Fournel, de la Ferme Anse au Sable à Notre-Dame-de-L’Île-Perrot, prévoit avoir du maïs sucré sur ses étalages dans le courant de la semaine prochaine. Il explique qu’il a dû irriguer ses trois premiers semis, sur les huit qu’il a plantés. « C’est plutôt rare qu’on doive faire ça, mais la qualité ne sera pas affectée », assure M. Fournel.

Il précise aussi que son, mais est seulement cultivé dans la terre, ce qui occasionne un petit délai comparativement aux paillis de plastique qui permettent une récolte plus hâtive.

Un gout variable

« On est vraiment dans les premières variétés de maïs. Il est encore tôt en saison, mais le premier que j’ai mangé il y a deux semaines et demie, je le trouvais intéressant, il était bon », indique Nicole, la conjointe de l’un des propriétaires de la ferme Les Frères Leduc à Salaberry-de-Valleyfield.

Bien que la ferme produise une variété de fruit et légume, pour ce qui est du maïs sucré, elle s’approvisionne chez d’autres producteurs de la région.

Le gout peut néanmoins varier d’une ferme à l’autre en raison de la variété qui est semée, de son entreposage, de la technique de culture, mais aussi d’un acheteur à l’autre avec les moyens et la durée de cuisson.

Une popularité grandissante

Le maïs sucré a toujours été populaire vers la fin de l’été avec bon nombre d’épluchettes amateurs. Les kiosques ont toutefois vu une différence sur leurs ventes avec la pandémie de COVID-19.

« Même l’année passée aussi, on a vu une augmentation de l’achalandage. Les gens sont plus sensibilisés à acheter local. Vu que les gens étaient chez eux, il cuisinait plus. Cette année, c’est sûr qu’avec les assouplissements, ils peuvent recevoir et donc faire des petites épluchettes », témoigne Alexandre Sauvé.

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