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Elections provinciales

Entrevue avec Catherine Saint-Amour - Épisode 4/4

durée 18h00
10 avril 2022
durée

Temps de lecture   :  

6 minutes

Par Jean-Michel Lhomme, Journaliste

Le 3 octobre auront lieu les prochaines élections provinciales. Si beaucoup des candidats qui se proposeront aux suffrages sont déjà bien connus des électeurs, ce moment sera aussi l'occasion de découvrir de nouveaux visages. Ce sera le cas à Soulanges où, pour la toute première fois, Catherine St-Amour se présentera à une élection.

Voici un entretien en quatre épisodes afin de faire connaissance avec cette nouvelle figure locale.

Dans les deux premiers épisodes, nous nous pencherons sur le parcours, les engagements et la personnalité de la candidate. Puis, les deux derniers épisodes seront consacrés au programme, au projet et à la vision de la candidate pour Soulanges.

Episode 4/4
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Jean-Michel Lhomme: Vous l'avez dit, vous n'avez jamais quitté Soulanges. Vous vous êtes toujours intéressé. Or en 2018, après des années avec le Parti libéral, les électeurs de Soulanges ont décidé de confier le comté à la CAQ et en l'occurrence à Marilyne Picard.

Si vous présentez aujourd'hui, c'est aussi probablement parce que vous portez un regard critique sur ce mandat.
Qu'est-ce que la députée Catherine St-Amour aurait fait différemment de la députée Marilyne Picard au cours de ces quatre dernières années ?

Catherine St-Amour: La première chose, je pense, c'est le dossier de l'hôpital de Vaudreuil-Soulanges. Moi, ce dossier-là, je l'avais suivi. il était ancré dans un échéancier et la CAQ a failli faire déraper le projet en voulant changer de site. Marie-Claude Nichols qui la députée de Vaudreuil est venu intervenir dans le dossier pour dire non, non, non, il faut quand il faut garder le projet tel qu'il est.

On est passé à ça de faire déraper le projet, complètement, d'avoir un délai encore supplémentaire alors que les citoyens en ont besoin maintenant. Moi j'aurais voulu que ce projet ne dérape pas du tout et qu'il suive son cours. Et puis tout ce qui était annoncé présentement par Marilyne Picard c'est ce qui est inscrit PQI au moment de Lucie. Donc il faut faire attention.

L'autre chose, c'est que Soulanges, j'en entendais parler très souvent avant. Je veux dire que je suis en contact avec la colline parlementaire depuis très longtemps. Et Soulanges on en entend beaucoup moins parler. Il peut y avoir toutes sortes de raisons. Moi, je veux porter d'intention ici à personne.
Moi, j'ai l'impression que Soulanges a perdu de ses couleurs, puis qu'on entend moins parler aujourd'hui. 

Tous les députés à l'Assemblée nationale disent toujours que leur comté, c'est la plus belle circonscription du Québec. Ça a toujours été. Je l'ai fait aussi parce que c'est la vision que moi j'ai, c'est qu'il faut que tout le monde connaisse Soulanges pour savoir comment il fait bon vivre. Comment c'est une circonscription qui a beaucoup à offrir pour le reste du Québec, puis qui est située dans un endroit exceptionnel pour tout ce qui est les pôles logistiques de transport, pour l'économie. Soulanges doit se faire connaître. 

Je ne sais pas si je vais mettre contre contre Marilyne Picard ? Mais j'en ai beaucoup à reprocher à la CAQ. La CAQ comme gouvernement. Moi, la façon dont ils ont gouverné par décret comme ils le font continuellement, pour moi, ça a été très dérangeant. Alors c'est sûr que c'est une raison de plus qui explique pourquoi je me lance maintenant. Beaucoup de gens m'ont posé la question. Pourquoi 2022 ? Ça en fait partie. 

Aussi tout l'aspect de division. On le voit dans Soulanges, on a une communauté anglophone très importante, et le projet de loi 96 est venu diviser beaucoup les gens sur cet enjeu-là. Et je n’ai pas entendu Marilyne Picard non plus sur ce sujet-là. Je comprends que c'est délicat, mais il faut parler des choses. Il ne faut pas avoir peur aussi d'en parler. Alors c'est plus de ce niveau-là au niveau de la CAQ. Cette politique de division là, moi, ça ne me parle pas. Moi, je suis quelqu'un qui veut travailler avec tout le monde, qui peut inclure les gens dans mes projets, dans leur projet en fait.

Puis je veux être leur voix pour les défendre, puis m'assurer qu'ils sont entendus à l'Assemblée nationale. Donc c'est un peu comment, si je veux qu'on se rappelle de moi, honnêtement, j'étais députée, je devais quitter un jour, je voudrais qu'on se rappelle de moi comme celle qui était qui présente au quotidien, que les gens pouvaient croiser au coin de la rue, avec qui on pouvait régler des problèmes rapidement. Juste quelqu'un qui était là pour ça serait très important pour moi. 

Jean-Michel Lhomme: Alors, imaginons que vous remportiez cette élection, mais que, au niveau provincial, le parti libéral ne réussisse pas à regagner la majorité à l'Assemblée nationale. C'est une hypothèse qui, selon les derniers sondages en cours, ne semble pas complètement fantaisiste. Que pourraient espérer les habitants de Soulanges d'une députée élue qui n'aurait pas le soutien du gouvernement.

Autrement dit, ne seriez-vous pas un petit peu empêchée? 

Catherine St-Amour: Non pas du tout. Moi, honnêtement, je n'y crois pas. Chaque député qui est élu à l'Assemblée nationale est élu de manière légitime et il devrait être en mesure de faire avancer ses dossiers. Moi je travaille présentement dans un bureau de l’opposition : on a fait avancer des dossiers.

Le fait d'être dans l'opposition ne nous a pas empêchés de faire notre travail. Notre travail quotidien qui est d'être sur le terrain aussi avec nos organismes. Je pense et je sais que c'est ce que la CAQ essaie de dire " voter du bon bord, parce qu'avec nous vous allez avoir plus". Mais je ne considère pas qu'il y a eu bien plus dans Soulanges parce que Marilyne Picard faisait partie du gouvernement. Alors moi je pense qu'il ne faut pas s'en tenir au fait "ça se peut qu'elle soit dans l'opposition". Moi je pense que j'ai là j'ai autant de marges de manœuvre et j'espère et j'espère que le gouvernement de la CAQ s'il est réélu comme gouvernement et que moi je suis dans l'opposition (advenant hypothétiquement cette situation), j'espère qu'ils ne bloqueront pas parce que je ne suis pas du bon bord. J'espère qu'on est rendu plus loin que ça en politique. Moi, je ne suis pas lancé en politique pour embarquer dans ce petit jeu. Si je suis là pour défendre les citoyens, que ce soit dans l'opposition, que ce soit dans le gouvernement, je vais le faire autant de temps forts d'un côté ou de l'autre 

Jean-Michel Lhomme: Justement, et ce sera ma dernière question. Vous et quelques autres vous incarner une nouvelle génération au sein du Parti libéral, une génération plus féminine, plus jeune. Qu'est-ce que cela peut changer dans la vie politique québécoise ?

Catherine St-Amour: Je pense qu'on a eu une belle démonstration aussi lors de la dernière élection municipale à travers le Québec. Les gens ont envie de voir la politique faite autrement. Ça fait très cliché comme ça, mais la vision c'est que nous sommes la relève. Les jeunes sont la relève. Il va falloir qu'on prenne les devants.

Moi, je pense que c'est un vent de fraîcheur. Que ça l'apporte au sein des partis politiques. Je viens de vous répondre à une question en mentionnant que j'espère qu'on ne fait plus de la politique en disant il faut voter du "bon bord". Je pense que ma génération est à une autre étape.

On veut faire les choses pour faut vraiment avoir un impact, être authentique dans notre façon faire de la politique. On est conscient aussi qu'à l'ère des réseaux sociaux c'est différent. Puis on va aller chercher une proximité beaucoup plus intéressante avec les citoyens. J'espère que ça va devenir encore plus grand que çà.

Et là, on parle de candidatures féminines aussi. Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de le dire, il faut attirer plus de femmes en politique. Il y a encore un travail à faire. Je suis content très, très, très, très heureuse en fait, de voir que c'est une tranche de candidatures féminines qui se joignent à notre parti aussi... ou à tout parti confondu.

Je pense que ça prend juste plus de femmes en politique en général. Il y a peut-être une certaine touche ou façon de voir les choses, qui peut être différente. Puis tant mieux. C'est ça que ça prend politique, ça prend différentes visions autour d'une table pour aller prendre les meilleures décisions possibles.

Moi je vois juste d'un bon œil, puis j'encourage d'autres femmes qui voudraient s'engager à le faire. Et à ne pas hésiter à le faire. Il y a de la place pour tout le monde. 

Jean-Michel Lhomme: Je rappelle que les prochaines élections provinciales auront lieu le 3 octobre prochain. 
Catherine St-Amour, merci beaucoup, 

Catherine St-Amour: Merci beaucoup.


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Entrevue avec Catherine St-Amour :

Partie 1 

Partie 2

Partie 3

 

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