Directeur général de la Fondation Paul Gérin-Lajoie
Le PLQ présente son candidat dans Soulanges
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Le Parti libéral du Québec (PLQ) a fait les choses en grand pour annoncer son candidat dans la circonscription de Soulanges en vue des élections de l’automne. C’est en effet le chef du parti, Charles Milliard, qui a présenté Olivier Bertin-Mahieux. Ce dernier a déjà une idée claire des enjeux qu’il veut aborder.
« Je veux envoyer un message clair: la circonscription de Soulanges redeviendra libérale », a lancé d’entrée de jeu celui qui occupait jusqu’à la semaine dernière le rôle de directeur général de la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Rappelons que Soulanges a été représentée par le PLQ de 2003 à 2018.
Dans une perspective historique, le nom de Paul Gérin-Lajoie a encore une symbolique bien régionale. L’illustre homme d’État a été non seulement député de Vaudreuil-Soulanges dans le gouvernement de Jean Lesage, mais aussi le premier ministre de l’Éducation de l’histoire du Québec.
Pour Charles Milliard, cet héritage n’est pas une coïncidence avec la direction qu’il souhaite insuffler à son parti: un PLQ nationaliste qui place en priorité l’éducation et la promotion du français. « Miser sur l’éducation est la meilleure méthode pour la valorisation du français », défend le chef.
Des enjeux régionaux
En plus de ces grandes lignes directrices, l’investiture d’Olivier Bertin-Mahieux a aussi été une occasion pour le PLQ de définir les enjeux qu’il souhaite mettre de l’avant dans Soulanges. La pénurie de main-d’œuvre, le défi du développement du transport collectif, les rénovations des écoles et l’isolement des aînés (aussi liée au manque de transport collectif structurant) sont les priorités du tout nouveau candidat, gestionnaire d’expérience.
Celui-ci a d’ailleurs démissionné de ses fonctions afin de se concentrer à temps complet à sa carrière politique au cours des prochains mois. « Je suis un développeur qui aime l’innovation sociale. Charles Milliard partage ma vision de se refuser à voir petit. Soulanges devra être davantage vue et entendue pour faire avancer les enjeux que l’on vit », explique le diplômé en commerce de l’Université McGill et titulaire d’une maîtrise en science politique de l’Université de Montréal.
« Des promesses brisées »
Le principal intéressé est revenu sur les raisons qui le poussent à mettre sa carrière actuelle sur pause. « La Fondation avait signé une entente de financement avec le gouvernement. Après un changement de ministre, ce dernier a décidé de ne pas respecter l’engagement de nous verser des fonds. Je me suis rendu compte qu’un contrat signé avec le contrat signé par le gouvernement actuel peut être annulé en cours de route. La confiance est brisée », lance-t-il.
Il a, par ailleurs, renchéri sur ce point en entrevue en affirmant que l’expérience qu’il a vécue fait écho aux modifications fréquentes du cadre législatif entourant l’attribution des permis de travailler pour les travailleurs étrangers.
Dans ce contexte bien personnel, le nouveau candidat a rencontré Charles Milliard.
Ce dernier semblait véritablement ravi de sa prise alors que le PLQ entreprend un virage d’un parti affairiste à une vision se rapprochant de celle de Robert Bourassa.
