Opposition à des mesures budgétaires
Une mobilisation défend la place de la culture dans les écoles
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Le principe de la découvrabilité de la culture québécoise est de plus en plus remis en question, surtout pour la jeune génération. Le Front commun pour les arts, auquel s'est notamment rallié l'organisme Culture Montérégie, dénonce les décisions budgétaires gouvernementales et leur impact sur la place de la culture dans le monde scolaire. La mobilisation demande des garanties.
Le gouvernement du Québec a décidé de regroupement sous la même enveloppe budgétaire l’achat de livres, aux sorties scolaires et à la culture à l’école. Selon le groupe, cette nouvelle disposition présente un risque d'un recul majeur pour l’accès des jeunes à la culture et à la littératie.
Rappelons que, concrètement, les achats de livres aux collectivités ont chuté de près de 12% en 2025 seulement.
« On ne peut pas prétendre protéger l’accès des jeunes à la culture tout en retirant précisément
les mécanismes qui permettaient de le garantir. Le gouvernement appelle cela de la souplesse.
Nous y voyons plutôt un abandon de responsabilité », déclare Julie-Anne Richard, porte-parole pour le Front commun pour les arts.
Les responsables du Front clament que la structure passée des différents fonds présentait un atout. Ces mesures, clament-il, permettent à des milliers de jeunes, partout au Québec, de rencontrer des artistes, d’assister à des spectacles professionnels, de visiter des lieux culturels, de découvrir des œuvres, des auteurs, des créateurs et des institutions qui façonnent la vie culturelle québécoise. Ils rappellent que pour plusieurs enfants, particulièrement dans les milieux éloignés ou moins favorisés, ces activités représentent le seul contact réel avec les arts professionnels.
Des garanties demandées
Le Front commun pour les arts demande au gouvernement de corriger le tir et de garantir que les sommes prévues pour la culture à l’école demeurent clairement identifiées, protégées et exclusivement consacrées aux activités culturelles. Parmi ces correctifs exigées, notons le retour d'enveloppes budgétaires dédiées et claires; la protection de l'accès à des livres à l'école; ou encore la mise en places d'incitatifs pour les écoles et les enseignants, afin que les sorties culturelles et les activités artistiques ne reposent pas uniquement sur la bonne volonté
ou la capacité administrative des milieux.
« Le Québec ne peut pas prétendre faire de la culture une priorité nationale tout en la noyant
dans une enveloppe fourre-tout. Si le gouvernement croit réellement à l’importance de la culture dans le parcours des jeunes, il doit la protéger. Pas seulement dans les discours. Dans les règles budgétaires. », concluent les porte-paroles du Front commun pour les arts.
