Une initiative de Monsef Derraji
Le français au collégial: une occasion de créer des ponts
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Le cégep Gérald-Godin a été le théâtre de la toute première Dictée P.G.L. au collégial. Pour Monsef Derraji, député de Nelligan, dont la circonscription englobe le cégep, c'était l'occasion de créer des ponts pour aviver l'amour du français. Sainte-Geneviève est le laboratoire parfait selon lui.
« C'est un contexte bien particulier. Sainte-Geneviève est très francophone et les résidents tiennent beaucoup à cet héritage. L'Ouest-de-l'île comporte une forte communauté anglophone et allophone. Mon approche est de créer des occasions intéressantes pour mousser l'usage du français », résume le député qui termine son deuxième mandat à l'Assemblée nationale sous la bannière du Parti libéral du Québec (PLQ).
Il n'est pas peu fier de son initiative de tenir cette illustre dictée et surtout du succès qu'elle a connu. Si les élèves du primaire ont l'habitude d'y participer, c'était réellement une première fois au niveau collégial. En effet, Monsef Derraji a travaillé de concert avec le cégep et la Fondation Paul Gérin-Lajoie pour rendre possible ce concours qui est avant tout une ôde à la langue de Molière.
« Je crois que l'on doit travailler à améliorer le français écrit et parlé. On doit le faire avec une passion, avec un amour de la langue. Je ne crois pas que nous devons jouer le rôle de la police de la langue. Pour moi, la dictée est un pont que l'on construit pour que les jeunes s'approprient le français », explique-t-il sans cacher son désaccord avec la politique linguistique promue par le Parti Québécois.
Originaire du Maroc, un pays membre de la francophonie, l'élu se place dans les souliers des membres des différentes communautés ethnolinguistiques. Il poursuit: « J'ai fait le choix du Québec moi-même en lien avec l'école à l'époque. Je connais l'importance de vivre des expériences enrichissantes plutôt que de se faire dire quoi faire et quoi ne pas faire. Je sais aussi, comme les personnes immigrantes, que le français est l'élément distinctif du français. S'il disparait, on perd notre identité. »
Il mentionne au passage que le troisième prix de cette première édition a été remporté par une étudiante d'origine asiatique.
« Mon message demeure toujours le même: construisons notre avenir, en français s'il-vous-plait », résume-t-il.
Une autre occasion
Pour le député, il n'y a aucun doute: la dictée verra une deuxième édition. D'ici là, il organise cette fin de semaine la cinquième édition du « Tournoi d'échecs du député de Nelligan ». Pour lui, il s'agit d'un levier pour promouvoir la pratique des échecs auprès des jeunes dans une optique d'aiguiser la concentration et de renforcer la confiance; deux atouts durables pour leur réussite scolaire et personnelles.
200 jeunes joueurs se rencontreront, dont des étudiants du cégep Gérald-Godin, au Kuper Academy du 2975 rue Edmond à Kirklan de 9 h 30 à 14 h.
