Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Modification du temps de récréation à la Commission scolaire des Trois-Lacs

« La décision du ministre de l’Éducation de prolonger le temps de récréation...est improvisée » - Mathieu Couture

durée 14h30
9 mai 2019
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jessica Brisson
email
Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

Voir la galerie de photos

Une trentaine de membres de la Fédération du personnel de soutien scolaire manifestait le 9 mai midi devant les bureaux de la Commission scolaire des Trois-Lacs afin de décrier la modification du temps de récréation proposée par le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge.

« La décision du ministre de l’Éducation de prolonger le temps de récréation partout au Québec, notamment à la Commission scolaire des Trois-Lacs, est improvisée et aura des conséquences directes sur le personnel de soutien scolaire qui n’ont pas été évaluées. Ce n’est pas vrai que cela se fera à coût nul », soutient le vice-président  de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Mathieu Couture. Ce dernier était de passage dans Vaudreuil-Soulanges afin de représenter le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Éric Pronovost.

M. Couture a profité de son passage dans la région pour dénoncer l’empressement du ministre Roberge à mettre en place ses idées sans prendre le temps d’évaluer leurs effets sur le milieu de l’éducation. « Avant même de connaître les détails de ces changements annoncés, certaines commissions scolaires s’affairent déjà à mettre en place les nouvelles mesures avec une approche qui nuira au personnel de soutien scolaire ».

Couper pour économiser

À la Commission scolaire des Trois-Lacs, le président du Syndicat du personnel de soutien des Trois-Lacs (SPSTL-CSQ), Éric Vézina, précise que les éducatrices et éducateurs en service de garde, ainsi que les employés du service direct à l’élève pourraient faire les frais de la décision du ministre.

« Cette décision s’explique parce que la commission scolaire attend de connaître les modalités d’application du ministre concernant le prolongement du temps de récréation. La possible diminution du temps de présence des élèves au service de garde est une autre conséquence à appréhender puisque plusieurs employés risquent de voir leur temps de travail être diminué. Ça n’a aucun sens puisque l’on rendra encore plus précaires des emplois qui le sont déjà, dans un contexte préoccupant de pénurie de main-d’œuvre », commente Éric Vézina.

Ce dernier ajoute que le syndicat a raison d’être inquiet puisque jusqu’à présent, la commission scolaire n’est pas rassurante concernant le temps de travail en service de garde.

« Nous avons proposé de remplacer le temps passé auprès des élèves par les éducatrices et éducateurs en service de garde par du temps de préparation qui est déjà nettement insuffisant. Pourtant la contribution parentale pour le service de gardes demeure inchangée. La situation risque donc d’affecter grandement la stabilité du personnel dans les écoles puisque ces postes pourraient être abolis à la suite d’une diminution du temps de travail », craint le président du SPSTL-CSQ.

De son côté, M. Couture renchérit en implorant le ministre de l'Éducation de reporter sa décision touchant le temps de récréation.  « Il doit prendre le temps de consulter les gens sur le terrain et les organisations syndicales afin de bien faire les choses et d’éviter que le personnel des services de garde ne fasse les frais de ce changement. Plusieurs auront une diminution de leur temps de travail, ce qui rendra ces emplois encore plus précaires. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, ce n’est rien pour améliorer les choses », plaide-t-il.

Propositions 

Plusieurs propositions ont été présentées, notamment celle de confier la surveillance des récréations aux éducatrices en service de garde ou à des techniciennes en éducation spécialisée. Cette mesure selon la FPSS-CSQ aurait pour effet de libérer les enseignants déjà surchargés tout en limitant les coupures chez les employés en soutien scolaire. À l'heure actuelle, aucune décision finale n'a été rendue. 

Néomédia a tenté de joindre par téléphone la CSTL qui n'a toujours pas donné suite à notre appel. Le gouvernement s'est donné jusqu'au 14 juin pour remettre aux commissions scolaires les modalités d'application de son projet. Par conséquent c'est quelque 1 100 employés en soutien scolaire de la CSTL qui ne peuvent savoir ce qu'il adviendra de leur poste lors de la prochaine rentrée scolaire. 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 22 janvier 2026

Sept professeurs de la région se partagent 18 700$

Grâce au soutien financier de la Fondation Desjardins, sept enseignants du Centre de services scolaire des Trois-Lacs pourront concrétiser des initiatives dans leurs classes respectives afin de garder les jeunes engagés et intéressés. Au total, ces passionnés d'éducation se partagent une somme de 18 700$ provenant des Prix Fondations ...

Publié le 22 janvier 2026

Des projets environnementaux dans plusieurs écoles du Québec

La Fondation Monique-Fitz-Back est fière d’annoncer que 122 projets éducatifs innovants à vocation environnementale et sociale seront soutenus dans le cadre de l’édition 2026 de son programme d’aide financière. La Montérégie se démarque avec 26 projets retenus, soit la région la plus récompensée cette année. Parmi ceux-ci, deux écoles de la MRC ...

Publié le 22 janvier 2026

Réouverture progressive de la résidence du Cégep de Valleyfield

À la suite d’un important dégât d’eau survenu à la résidence étudiante du Cégep de Valleyfield le 31 décembre dernier, qui a affecté plusieurs membres de la communauté étudiante, des analyses ont été effectuées au sein du bâtiment et des travaux ont été réalisés depuis les dernières semaines, précise l'établissement collégial par voie de ...

app-store-badge google-play-badge