Improvisation, bande dessinée et philosophie étaient au rendez-vous.
Fin du week-end du TIERS au Cégep de Valleyfield
C’est un week-end bien rempli qui a pris fin le dimanche 29 mars au cégep de Valleyfield. Des centaines d'étudiants des quatre coins du Québec se sont déplacés dans la région pour participer à une des trois activités proposées au cégep en fin de semaine. C’était à la fois le dernier tournoi d’improvisation du RIASQ, l’intercollégiale de philosophie, et le concours Cégep BD.
D’ailleurs, c’est dimanche qu’avait lieu la finale du tournoi d’improvisation et, malgré la petite taille du théâtre de poche, le public était au rendez-vous et en grand nombre ! Ce genre d’événement culturel collégial est bien connu pour tisser des liens entre les participants, qu'ils soient tous issus du même milieu ou de disciplines différentes.
« Plus il y a de monde, moins c'est personnel », explique Julie Duranleau, coordinatrice des activités socioculturelles au Cégep de Valleyfield. « L'objectif est de favoriser les liens humains, y compris entre disciplines. Un participant en philo peut très bien assister à un match d'impro lors de sa pause, et les soirées communes sont pensées pour accommoder tous les participants », ajoute Julie. Et ce, qu’il aime faire la fête ou non. Ainsi, les espaces festifs côtoient des zones plus calmes où sont aménagés des coins pour discuter et des endroits pour jouer à des jeux de société.
Un événement comme la fin de semaine du TIERS est un pilier culturel important pour de nombreux étudiants au collégial qui en profitent pour sortir de leur coquille, faire connaissance avec des gens qui partagent les mêmes intérêts et s’exprimer au maximum. Le volet bande dessinée illustre particulièrement bien la valeur de rassemblement de l'événement. Sur 72 établissements collégiaux au Québec, peu comptent des passionnés de BD en nombre suffisant pour former un club. Les 60 participants du concours constituent ainsi une communauté rare qui a la chance de se réunir le temps d'une fin de semaine.
« Le nombre d’étudiants qui essaient l’impro à leur dernière année puis qui regrettent de ne pas avoir commencé plus tôt, c’est fou, c’est le genre d’activité qui vaut la peine d’être essayée », relate Jean-Philippe Lapointe-Desmarais, coach des Improbables, l’équipe du Cégep Gérald-Godin.
Préparer le week-end du TIERS
La préparation de cet événement s'étale chaque année sur plusieurs mois. Dès octobre, les contacts sont établis avec les cégeps partenaires pour les trois volets. Les étudiants du comité, eux, s'intègrent au processus à partir de janvier.
Le tournoi d'improvisation impose une contrainte supplémentaire car, étant le dernier du circuit du RIASQ, son organisation ne peut démarrer qu'une fois le tournoi précédent terminé, en février, laissant environ six semaines pour finaliser la logistique.
La fin de semaine du TIERS, établie au cégep depuis plusieurs décennies déjà, le même événement sera de retour l’année prochaine, à ce moment-ci de la saison.

