Entre histoire et gourmandise
Le lapin de Pâques : entre traditions anciennes et douceurs chocolatées
Figure emblématique de la fête de Pâques, le lapin est aujourd’hui bien connu pour sa mission annuelle : cacher des œufs colorés – et souvent en chocolat – pour le plus grand bonheur des enfants. Mais d’où vient cette tradition bien ancrée dans les foyers du Québec et d’ailleurs?
Les origines du lapin de Pâques remontent à l’époque préchrétienne, alors que plusieurs peuples célébraient le retour du printemps à travers des symboles liés à la fertilité et au renouveau.
Le lapin, connu pour sa fécondité remarquable, faisait alors figure de symbole de vie nouvelle. Dans la mythologie anglo-saxonne, on retrouve notamment la déesse Eostre, dont le compagnon était un lièvre, associé à la lumière et à la renaissance.
Avec la christianisation des coutumes européennes, plusieurs de ces symboles ont été intégrés aux célébrations de Pâques, qui marque pour les chrétiens la résurrection du Christ. Le lapin est alors devenu un messager printanier, porteur d’œufs, eux-mêmes symboles de vie et de renouveau.
Des œufs colorés… au chocolat
C’est en Allemagne, au 17e siècle, qu’on commence à parler du "Osterhase", un lièvre qui déposait des œufs décorés pour les enfants sages. Cette coutume, importée en Amérique du Nord au 18e siècle par des immigrants allemands, est à l’origine des chasses aux œufs que l’on connaît aujourd’hui.
Quant au chocolat, il a fait son apparition dans les traditions de Pâques plus tard, à la faveur de son développement en Europe. Dès le 19e siècle, les chocolatiers français et allemands commencent à mouler des œufs en chocolat, une denrée alors précieuse et réservée aux grandes occasions. Ces créations deviennent rapidement populaires, d’abord sous forme d’œufs pleins, puis creux grâce à des techniques de moulage plus raffinées.
Le lapin de Pâques en chocolat a suivi peu après, notamment en Angleterre et en Allemagne. Sa popularité n’a cessé de croître au fil du temps, au point de devenir aujourd’hui un incontournable des célébrations pascales, tant pour son aspect ludique que pour le plaisir gourmand qu’il procure.
Au fil des générations, cette tradition a évolué, mêlant symboles religieux, coutumes printanières et plaisirs sucrés. Que ce soit par une chasse aux œufs en famille ou la dégustation de figurines en chocolat, le lapin de Pâques continue de marquer l’imaginaire collectif, année après année.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Faire dialoguer l'art avec des artefacts du passé
Le vernissage de l'exposition Dialogue avec le passé a eu lieu le vendredi 18 septembre au musée régional de Vaudreuil-Soulanges. De nombreux amateurs d'art, des élus municipaux et des gens de la communauté artistique se sont ainsi déplacés pour admirer les œuvres exposées. Plus tôt cette année, le musée régional a lancé un appel ...
LIRE LA SUITE
Une expérience de mentorat exceptionnelle en scénarisation en cours
La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) annonce l’ouverture des inscriptions au concours de scénarisation Cours écrire ton court , destiné aux scénaristes émergents de partout au Québec. Les personnes intéressées doivent soumettre une première version de leur scénario de court métrage avant le 14 octobre ...
LIRE LA SUITE
Quoi faire en fin de semaine dans la région de Vaudreuil-Soulanges - Valleyfield?
Voici quelques suggestions d'activités communautaires, culturelles, récréatives et sportives qui se tiendront dans la région au cours de la fin de semaine. En continu Exposition MOSA - La fête des mots Où: Parc-nature Harwood - Vaudreuil-Dorion Quand: À voir jusqu'en 2026 Samedis Zen au canal Où: Parc ...
LIRE LA SUITE
