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22 juillet 2021 - 17:49 | Mis à jour : 21:20

De Vaudreuil-Soulanges au Laos, en passant par le Cambodge et le Vietnam

Josiane Farand participe au tournage de: Coming Home, Au-delà d’une nuit sans lune

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

C’est ce vendredi que prendra l’affiche le plus récent documentaire, de la réalisatrice Marie-Hélène Panisset, Coming Home, Au-delà d’une nuit sans lune, auquel, la photographe grandement impliquée dans la région, Josiane Farand, a participé. Le nouveau documentaire se veut la suite d’Une nuit sans lune, paru en 2016.

Tournée en 2017, Coming Home, Au-delà d’une nuit sans lune, raconte l’histoire de Thi Be Nguyen, une Canadienne d’origine vietnamienne, née au Laos, réfugiée Boat People.

Quarante ans après avoir fui la guerre du Vietnam par le Laos, Thi Be Nguyen effectue un retour aux sources en partant retrouver une tante âgée restée là-bas avec qui sa famille avait perdu le contact.

Ces retrouvailles émouvantes entre Thi Be Nguyen et sa tante sont l'occasion d'un voyage de découverte au travers du pays d'origine, mais également du Laos et du Cambodge qui, avec le Vietnam, composaient autrefois l'Indochine Française.

À travers des rencontres avec des gens ordinaires au parcours extraordinaire, le film tisse des liens entre l'éclosion de la guerre dans cette région du monde et des décennies de colonisation. 

Voyez ici la bande-annonce du documentaire

Quand les astres s'alignent

Habituée de photographier des évènements, mais surtout à s’impliquer dans la communauté, Josiane Farand s’est lancée à pieds joints dans l’aventure de documenter le parcours de Thi Be Nguyen pour retracer son histoire et celle de milliers de familles vietnamiennes vivant en exil. Pendant trois semaines, Josiane, Thi Be et la réalisatrice Marie-Hélène Panisset, ont voyagé du Vietnam au Laos en passant par le Cambodge.

« J’ai rencontré Thi Be, il y a une quinzaine d’années à travers l’organisme, 60 millions de filles. Quand elle a commencé à travailler sur le premier documentaire, elle s’est mise à publier des trucs sur les réseaux sociaux et j’ai tout de suite su que je voulais faire partie de cette aventure-là », explique la photographe. Passionnée depuis toujours par l’histoire, et particulièrement celle des réfugiés Boat People, Josiane Farand voulait en savoir plus.

« Quand je suis allée à la première du film Une nuit sans lune en 2016, Thi Be devait avoir un photographe sur place, mais il ne s’est pas présenté. Heureusement que j’ai toujours une caméra à la main, alors j’ai pu le remplacer et documenter l’évènement. J’ai ensuite collaboré avec Thi Be sur d’autres projets depuis. Quand l’idée de faire la suite du documentaire est née, il était évident que je devais en faire partie », ajoute Josiane Farand.

Une expérience qui change une vie

Ceci dit, participer à un projet de la sorte a toujours fait partie des rêves de la photographe. « J’ai toujours voulu travailler sur des plateaux de tournage, documenter des voyages humanitaires. C’est quelque chose qui m’a toujours intéressé. J’aime aller dans les endroits peu touristiques et capter la réalité, le quotidien des habitants. À travers mes photos, je veux montrer aux gens d’ici à quel point nous sommes chanceux et leur faire réaliser que nous devrions nous mettre tous ensemble pour améliorer les choses autour de nous ».

D’ailleurs, son expérience lors du tournage de Coming Home, Au-delà d’une nuit sans lune et son implication au sein de l’organisme 60 millions de filles l’ont amené à voyager au Nicaragua et au Guatemala où elle a documenté un voyage humanitaire, en 2019. En 2020, l’équipe de Coming Home, Au-delà d’une nuit sans lune devait retourner au Vietnam, mais en raison de la crise sanitaire, le voyage a dû être reporté.

Vivre une telle expérience ne peut faire qu’autrement que de changer une vie. Josiane Farand n’en fait pas exception. « C’est certain que ça m’a fait réaliser à quel point nos petits soucis sont banals comparativement à ce qui se passe ailleurs dans le monde. On se plaint souvent pour des choses que l’on prend pour acquises. Ça m’a aussi fait réaliser, surtout à mon retour, à quel point nous avons beaucoup de choses, de biens matériels alors qu’en fin du compte, on a besoin de si peu pour vivre », conclut-elle.

Le documentaire, Coming Home, Au-delà d’une nuit sans lune sera présenté, en première, ce vendredi au Cinéma du Musée, à Montréal. D’autres salles de projection du Québec présenteront le film dans les semaines et les mois à venir. Pour savoir où voir le film: cominghome-doc.com.

 

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