Impacts des travaux routiers à Vaudreuil-Dorion
« Je pense que les gens sont capables d’être patients » - Pierre Chartier
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
La fenêtre avant du commerce de Pierre Chartier donne directement sur la route de la Cité-des-Jeunes, à un jet de pierre des intersections avec le boulevard Henry-Ford et l’autoroute. Dire qu’il est aux premières loges des impacts des travaux routiers relèverait de l’euphémisme. Il est plus qu’un simple témoin, il vit aussi les contrecoups.
Le propriétaire de la Boucherie de la cité a livré récemment un cri du cœur sur les réseaux sociaux. En essence, il souligne comprendre la réalité des citoyens de la région et de ses consommateurs avec les détours routiers et les enjeux qu’ils causent dans la routine. Dans son domaine, ces effets hors de son contrôle s’ajoutent à une autre tuile: le mauvais temps.
Il poursuit: « Ce n’est déjà pas évident pour les clients de venir nous visiter en temps normal avec l’état du trafic. On ajoute à ça le mauvais temps et la chaleur tardive…une chance que j’ai des clients fidèles. »
Après avoir tenu un commerce à Saint-Lazare de 1994 à 2004 avant d’ouvrir sa succursale actuelle en 2010, Pierre Chartier a vu de nombreux changements à travers les années. Il pousse son analyse: « Le monde de l’alimentation est compétitif dans la région. Je comprends que les consommateurs perdent tellement de temps sur la route localement qu’ils préfèrent faire tous leurs achats à un endroit plutôt que de se risquer à circuler davantage. »
Or il maintient que les commerces de proximité ont leur place et leur importance dans la région. « Le prix de la nourriture a tellement augmenté dans les épiceries mais je ne crois pas que la qualité ait augmenté, elle, poursuit-il. C’est la force des commerces comme le mien: on se soucie de la qualité et du service que l’on. » Il se garde bien de vouloir du tort aux épiceries: son commentaire fait plus état du contexte économique.
Rappelons que les travaux du ministère des Transports du Québec devraient s’étaler sur une trentaine de semaines.
Le sympathique homme d’affaires préfère rester optimiste à l’égard de la suite des choses. Il précise: « Je pense que les gens sont capables d’être patients puis de supporter les commerces de proximité. Je le vois dans ma clientèle et les commentaires que je reçois. »
Ce point de vue positif amène Pierre Chartier à prier pour deux éléments en sa faveur: un peu de soleil (avec de la chaleur de préférence) et de longues séries pour les Canadiens!
