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Un projet de loi est en préparation

Des règles assouplies pour mieux favoriser l’agrotourisme

durée 18h00
16 mars 2026
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Le 11 mars dernier, le gouvernement du Québec annonçait un projet de loi à venir visant à assouplir plusieurs règles encadrant l’agrotourisme. L’objectif? Faciliter l’accueil des visiteurs à la ferme et permettre aux entreprises agricoles de diversifier davantage leurs revenus. 

La mesure était attendue sur le terrain, comme en témoigne Éric Bélanger-Laflamme, copropriétaire de la Ferme des petites Écores de Pointe-Fortune.

« C’est une excellente nouvelle. Je sais que l’Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand avait des discussions en ce sens avec le gouvernement du Québec depuis un an et demi ou deux ans. C’était donc des mesures très attendues dans le milieu. Personnellement, comme nos tables champêtres estivales sont déjà planifiées pour l’été 2026, ce n’est qu’en 2027 qu’on pourra les mettre en application chez nous. Il faut aussi dire que d’autres demandes, comme celle d’augmenter la capacité de nos stationnements pendant des périodes de fort achalandage, n’ont pas été acceptées », indique l’entrepreneur.

Concrètement, ces allégements prévoient notamment d’augmenter la capacité des réceptions à la ferme (de 50 à 100 personnes) et la durée possible des événements, d’élargir l’offre de repas servis à la ferme (de 20 à 60 places) et de permettre aux producteurs de se regrouper pour des kiosques de vente ou des ateliers de transformation afin de favoriser la mise en marché de proximité.

Pour la Ferme des petites Écores, située sur le chemin des Outaouais, à Pointe-Fortune, cela veut dire qu’on pourra y accueillir plus de visiteurs lors des tables champêtres. « On ne sera plus limité. Avant on pouvait recevoir 20 personnes maximum par table champêtre, et ce, pendant 10 fins de semaine de la saison estivale. Avec les changements, on pourra en accueillir 60 par activités tout au long de l’année. Dans la foulée, ça va aussi nous permettre d’augmenter notre production de porc et de poulet au pâturage », image-t-il.

Si tout va comme espéré, le projet de loi proposant ces allègements devrait être adopté à l’Assemblée nationale en mai ou juin, soit avant la suspension de la session parlementaire pour les vacances estivales. 

L’UPA locale ni pour ni contre les assouplissements

Pour sa part, la présidente du syndicat de l'UPA de Vaudreuil Soulanges, Ange-Marie Delforge admet être ni en faveur ni en défaveur des assouplissements. « Ça ne change pas grand-chose, la situation reste la même dans le sens où la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a encore son mot à dire en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTA) en place depuis 1978 au Québec. Nous ne sommes ni pour ni contre les assouplissements et on comprend très bien que les entreprises d’agrotourisme veulent vendre leurs produits à la ferme et être en mesure de recevoir des visiteurs chez eux. Ça amène un volet éducatif intéressant pour les petits autant que les grands. C’est bien en soi.»

Là où l’intervenante s’inquiète, c’est quand elle pense aux entreprises agricoles situées à côté des entreprises d’agrotourisme. « Il faut garder en tête que les voisins restent des entreprises agricoles et qu’il est important de respecter les distances impératrices avec celles-ci si on organise des rassemblements ou des spectacles. Par exemple, un soir d’été, il est possible qu’un des voisins doive étendre du fumier à 20 h 30 et que ça dégage des odeurs. Ce sont des contraintes qui pourraient arriver et qu’il faudra respecter. Il ne faut pas oublier la raison première de l’agriculture : nourrir les gens. Ça reste la priorité.»

Mme Delforge émet une autre préoccupation. « On ne sait pas si les entreprises d’agrotourisme vendront des produits non agricoles. Si c’est le cas, ça pourrait être problématique, en plus de créer un précédent. On n’est pas contre l’agrotourisme et les assouplissements, toutefois, on aurait aimé qu’il y ait un certain encadrement. En même temps, c’est bien que les gens se rendent dans les fermes et voient un peu l’arrière du métier d’agriculteur et comment les aliments se rendent dans leur assiette. Il faut aussi préciser que cet achalandage dans les fermes amènera plus de circulation sur les routes de la région, ce qui pourrait aussi être problématique. Il y a des tracteurs et de la machinerie lourde qui y circule et avec laquelle on doit cohabiter. Il faut aussi garder ça en tête. »

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