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L'entrepôt de Coteau-du-Lac va fermer ses portes

Réactions officielles des députées à la fermeture d'Amazon

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22 janvier 2025
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste
En collaboration avec Jessica Brisson

Plus tôt en ce mercredi 22 janvier, l'entreprise Amazon annonçait la fermeture de ses sept entrepôts situés au Québec, dont celui qui prend place au 80 rue Léon-Malouin dans le parc industriel Alta de Coteau-du-Lac. Les députées de la région, Marilyne Picard et Claude DeBellefeuille, ont réagi à cette annonce dans les dernières minutes. 

La nouvelle en a surpris plus d'un au cours des dernières heures. La députée fédérale de Salaberry-Suroît, Claude DeBellefeuille n'a pas hésité à qualifier de déplorable l'attitude d'Amazon et de son patron Jeff Bezos. 

« Je suis de tout cœur avec les travailleuses et travailleurs de l’entrepôt de Coteau-du-Lac qui vont perdre leur emploi et mes pensées accompagnent également leur famille. Le comportement d’Amazon et de M. Bezos est déplorable : l’entreprise veut contrer la représentation collective des travailleurs et c’est très inquiétant pour l’avenir des relations de travail au Québec. Encore plus qu’à l’habitude, j’invite les gens à encourager nos fournisseurs locaux et à augmenter leurs achats auprès des commerçants de Salaberry-Suroît et du Québec. »

Pour sa part, la députée de Soulanges, Marilyne Picard, s'est dite de tout cœur avec les employés touchés. « Comme l’a mentionné ma collègue, la ministre de l’Emploi, Mme Kateri Champagne Jourdain, un comité d’aide au reclassement va être mis sur pied », a-t-elle confié à Néomédia. 

Joint par téléphone, Kristin Gable, porte-parole d'Amazon, a souligné que les quelque 1700 employés à travers le Québec se sont vus offerts une indemnité incluant jusqu'à 14 semaines de paie suivant la fermeture des entrepôts. « Des avantages transitoires comme des ressources externes de relocalisation en emploi sont aussi offerts », ajoute Mme Gable.

Sans donner de date précise, Mme Gable soutient que les fermetures se feront dans les deux prochains mois. « Nous entrons dans une période de transition qui durera deux mois. Il est important de dire que durant cette période, Amazon continuera d'occuper ses entrepôts et poursuivra ses opérations pour soutenir ses clients ».

« Suivant une révision récente de nos opérations au Québec, nous avons vu que de retourner vers un modèle de livraison par des tierces parties supportées par de petites entreprises locales, similaires à ce que nous avions en 2020, permettra d’offrir le même bon service et même des économies pour nos clients à long terme. », a indiqué une autre porte-parole d'Amazon, Barbara Agrait, dans une déclaration envoyée à Néomédia.

La CSN s'indigne

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, il ne fait aucun doute que les fermetures relèvent d’une campagne antisyndicale menée contre la CSN et contre les employés d’Amazon.

« Il s’agit d’un geste qui est contraire aux dispositions du Code du travail que nous combattrons fermement. La CSN n’abandonnera jamais sa mission de syndiquer le monde et de défendre les droits des travailleurs et des travailleuses, peu importe la multinationale qui se dresse devant nous – et peu importe la stratégie antisyndicale qui est utilisée », a-t-elle déclaré.

Rappelons que l'entrepôt Amazon situé à Laval était le seul à être syndiqué.

« C’est une gifle pour tous les travailleuses et les travailleurs du Québec, poursuit la présidente de la CSN. Depuis le début de notre campagne il y a trois ans, Amazon a tout fait pour empêcher la syndicalisation de ses employés : campagne de peur, messages antisyndicaux, contestation du Code du travail, congédiements déguisés… Et aujourd’hui, on apprend que la multinationale préfère se retirer du Québec plutôt que de respecter son obligation à s’entendre sur une convention collective ? C’est totalement inacceptable. »

Amazon rejette toutefois l'idée que la syndicalisation des employés à Laval soit la cause de son départ.

«Il s'agit d'offrir le meilleur service possible aux clients d'une manière efficace et rentable», a plutôt dit Barbara Agrait, porte-parole d'Amazon, dans une déclaration écrite à CTV News. «Nous utilisons des transporteurs tiers au Québec depuis de nombreuses années. Le fait de revenir à un modèle de tiers éprouvé nous permettra d'offrir le même service de qualité et de réaliser encore plus d'économies à nos clients sur le long terme.»

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