Violence verbale et physique par une usagère: la FIQ gagne sa cause au Tribunal

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Par La Presse Canadienne, 2026
La FIQ a eu gain de cause pour quelques-unes de ses membres du Soutien à domicile qui ont été victimes de menaces, d'agressions verbales et physiques et de propos racistes de la part d'une usagère, et ce, pendant près de quatre ans.
Le Tribunal administratif du travail donne raison à la Fédération interprofessionnelle de la santé et déclare que le CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal a dérogé à certaines obligations prévues dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail, en ne prenant pas les mesures nécessaires pour protéger ces travailleuses, mieux les informer et mieux les former. Il lui donne six mois pour corriger la situation.
L'usagère en question, aujourd'hui décédée, était suivie par un psychiatre, et souffrait d'un trouble de personnalité sévère, marqué par des traits antisociaux, une impulsivité marquée et des colères intenses, relate le Tribunal dans sa décision.
Elle insultait les infirmières qui venaient prendre soin d'elle à domicile, les traitant de «grosse vache», «trou de cul», «grosse conne», leur disait de «fermer leur gueule», en plus de s'en prendre particulièrement aux infirmières racisées, en prononçant le mot qui commence par «n». Elle a donné des coups de pied sur du mobilier et a lancé un pichet d'eau sur une travailleuse.
«Les conséquences du comportement agressif de l'usagère ont non seulement atteint leur dignité, mais également leur intégrité psychologique, et ce, de manière durable», écrit le Tribunal.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne