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Une vidéo virale de Ghislaine Maxwell à Québec réalisée à l'aide de l'IA

durée 17h50
23 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
durée

Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

Une vidéo montrant une personne abordant une femme dans une rue de Québec et lui demandant si elle est «Ghislaine» est devenue virale après que les internautes aient remarqué la ressemblance de cette femme avec Ghislaine Maxwell.

Le compte Instagram qui a publié la vidéo la semaine dernière a indiqué avoir utilisé l'intelligence artificielle (IA) pour superposer le visage de Maxwell sur celui de la femme.

Ce compte est connu pour publier des vidéos humoristiques utilisant des visages générés par l'IA, notamment celui de Jeffrey Epstein.

Une vidéo publiée mercredi sur Instagram a déclenché des théories du complot selon lesquelles une trafiquante sexuelle condamnée aurait refait surface au Canada.

Dans la vidéo, quelqu'un s'approche d'un homme et d'une femme qui se trouvent devant un magasin Snack Québ. La Presse Canadienne a géolocalisé le magasin au 1045, rue Saint-Jean, à Québec, en se basant sur la devanture et la façade du bâtiment visibles dans le reflet de la vitrine du magasin.

«Ghislaine, je vous connais ? Vous n'êtes pas Ghislaine ?» demande la personne qui filme à la femme.

Elle secoue la tête et répond «Non, désolée».

Cette brève interaction est devenue virale en raison de la ressemblance de la femme avec Ghislaine Maxwell, l'ancienne petite amie et complice du délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein, qui s'est suicidé dans une prison new-yorkaise en 2019. Maxwell purge une peine de 20 ans aux États-Unis pour trafic sexuel.

La vidéo Instagram a été visionnée près de sept millions de fois et a été republiée sur Instagram, X, Facebook et TikTok. Certains utilisateurs ont affirmé que la femme aperçue à Québec était la «vraie» Maxwell et que la Maxwell emprisonnée était une impostrice.

Le compte qui a initialement publié la vidéo sur Instagram et Facebook a modifié la publication Facebook pour indiquer qu'il s'agit d'une «vidéo satirique utilisant la technique de la substitution de visage».

«Les gens republient délibérément mes vidéos sans vérifier au préalable si elles ont été modifiées ou non», a écrit le créateur dans une publication éphémère Instagram dimanche.

«Mon intention n'a jamais été de diffuser de fausses informations, mais de créer un contenu satirique, et je suis désolé pour tous ceux qui se sont laissés berner», a-t-il écrit, ajoutant que «Ghislaine Maxwell était une substitution de visage».

Les logiciels d'intelligence artificielle permettent aux monteurs vidéo de «remplacer» le visage d'une personne par celui d'une autre. Dans une autre publication éphémère Instagram publiée dimanche, le créateur a précisé qu'il ne publierait pas la vidéo originale, sans échange de visages, afin de respecter la vie privée de la femme.

Une analyse image par image de la vidéo montre que la première image semble révéler le vrai visage de la femme. À un moment donné, lorsque la caméra effectue un panoramique, le visage de la femme devient déformé, ce qui suggère l'utilisation d'un filtre IA.

Le compte qui a publié la vidéo n'incluait pas initialement de mention relative à l'IA sur Instagram, mais a depuis ajouté une étiquette IA indiquant que la vidéo avait été «modifiée».

Des vidéos similaires publiées par le compte semblent utiliser des filtres faciaux IA, notamment une vidéo de ce mois-ci dans laquelle le créateur s'approche d'un homme ressemblant à Epstein. Cette vidéo comprend un mot-clé «farce», mais ne comporte pas de mention IA.

Maxwell reste incarcérée dans un camp pénitentiaire fédéral au Texas. Au début du mois, elle a refusé de répondre aux questions des législateurs américains lors d'une déposition. Son avocat a laissé entendre qu'elle était «prête à parler ouvertement et honnêtement si le président Trump lui accordait sa clémence».

Marissa Birnie, La Presse Canadienne

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