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Une Première Nation de N.-É. déclare l'état d'urgence face au trafic de drogue

durée 14h54
10 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

Une Première Nation de Nouvelle-Écosse a déclaré l'état d'urgence face à ce que son chef et son conseil décrivent comme une crise croissante de toxicomanie et de drogues illicites dans la communauté.

La Première Nation Sipekne'katik a déclaré dans un communiqué que son conseil avait décidé de lancer la procédure de déclaration de l'état d'urgence lors d'une réunion dimanche, puisque la communauté est confrontée à un nombre élevé de surdoses.

Elle n'a pas fourni de détails sur la manière dont l'état d'urgence serait appliqué.

La Première Nation, située à environ 60 kilomètres au nord d'Halifax, a ajouté avoir informé la Gendarmerie royale du Canada qu'elle offrirait une récompense de 20 000 $ pour toute information menant à l'arrestation et à la condamnation de personnes vendant des drogues illicites dans la communauté — notamment de la cocaïne et des médicaments sur ordonnance distribués illégalement.

La Première Nation a également déclaré qu'elle appliquerait sa politique en matière de logement, qui lui permet d'expulser des résidents de leur logement s'il existe des soupçons raisonnables que ce dernier est utilisé pour la vente ou la distribution de drogues illicites.

Dans leur déclaration, la cheffe Michelle Glasgow et son conseil précisent que ces mesures ne visent pas les personnes aux prises avec une dépendance, mais plutôt celles qui tirent profit de la dépendance et font entrer de la drogue dans la communauté.

Mme Glasgow n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

La déclaration précise que de plus amples informations seront communiquées lorsque les décisions relatives à l'état d'urgence auront été finalisées.

La Presse Canadienne

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