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Une mère exhorte à agir contre les algorithmes qui encouragent des contenus dangereux

durée 17h03
29 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

VANCOUVER — La mère d'une adolescente de 13 ans originaire de Colombie-Britannique affirme que sa fille est décédée après que les réseaux sociaux lui ont à plusieurs reprises proposé des contenus préjudiciables sur son fil d'actualité. Elle réclame aujourd'hui une réglementation des contenus incitant à l'automutilation et au suicide qui ciblent les mineurs.

Chelsey Whittingham estime que les contrôles parentaux ne suffisent pas à contrer les puissants algorithmes qui ciblent les enfants vulnérables, les exposant à des contenus émotionnellement préjudiciables et dangereux à l'insu de leurs familles.

Sa fille, Maddy Croswell, est décédée en septembre dernier et Mme Whittingham a déclaré lors d’une conférence de presse que l’adolescente était gentille et aimante et qu’elle méritait d’être protégée.

Mme Whittingham s'est dite encouragée par le projet de loi sur les réseaux sociaux proposé par le gouvernement fédéral, mais estime que le Canada a besoin d’une plus grande transparence concernant la vérification de l’âge en ligne et d’une surveillance indépendante des plateformes de réseaux sociaux.

La ministre de la Justice de la Colombie-Britannique, Niki Sharma, était également présente à la conférence de presse et a salué la décision du gouvernement australien de porter à 99 millions $ AU (environ 96,8 millions $ CAN) la pénalité maximale en cas de violation de sa loi sur l’âge minimum pour l'accès aux réseaux sociaux.

Elle a fait valoir que cette amende est «suffisante pour attirer l’attention» des entreprises et que les enfants canadiens ne devraient pas avoir à attendre que les nouvelles lois canadiennes soient examinées par le Parlement avant d’être protégés.

Mme Whittingham a affirmé que les parents et les enfants devaient être sensibilisés à la manière de protéger les jeunes.

«Ces plateformes sont conçues pour maximiser le temps et l’attention que les enfants consacrent à internet. Les parents devraient être formés à la manière de fixer efficacement des limites de temps, de surveiller l’utilisation qu’en font leurs enfants et de désactiver la collecte de données ainsi que les recommandations algorithmiques, qui visent à maximiser le temps passé en ligne sans tenir compte des préjudices que cela peut causer», a-t-elle déclaré.

«Cela nécessite un effort concerté de la part des gouvernements, des éducateurs, des professionnels de santé et des parents, ainsi que la coopération des entreprises technologiques. Il est temps que ces entreprises fassent passer les personnes avant les profits.»

Ashley Joannou, La Presse Canadienne

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