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Une femme du Nouveau-Brunswick poursuit OpenAI en justice après le décès de sa fille

durée 15h28
12 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

FREDERICTON — Une femme du Nouveau-Brunswick poursuit en justice la société d'intelligence artificielle OpenAI à la suite du décès de sa fille.

Kristie Carrier affirme que l'agent de dialogue de l'entreprise est responsable du suicide d'Alice, survenu l'année dernière, à l'âge de 24 ans.

La plainte déposée jeudi devant la Cour supérieure de Californie indique que l'entreprise a conçu le modèle ChatGPT GPT-4o pour qu'il crée une dépendance sans mettre en place les mesures de protection nécessaires.

Elle allègue que l'agent de dialogue a validé les pensées suicidaires d'Alice et l'a découragée de chercher de l'aide humaine dans les heures qui ont précédé son décès à Montréal le 2 juillet 2025.

Ces allégations n'ont pas encore été examinées par la justice.

OpenAI, qui, selon les avocats de Mme Carrier, fait l'objet de 18 poursuites similaires, n'était pas immédiatement disponible pour commenter.

Plus tôt cette année, les familles des victimes tuées par une tireuse à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, ont intenté des poursuites contre OpenAI et son directeur général, Sam Altman.

Mme Carrier estime qu'OpenAI doit apporter des changements pour assurer la sécurité de ses utilisateurs.

«Les premières voitures n'avaient pas de ceintures de sécurité — celles-ci ont dû être ajoutées pour protéger les gens. Et si OpenAI ne veut pas ajouter de ceintures de sécurité, ou être honnête au sujet des risques liés à l'utilisation de ses produits, je suis prête à lui demander des comptes, a indiqué Mme Carrier dans un communiqué. Je ne veux pas qu’une autre famille vive ce que nous avons vécu, et OpenAI doit changer.»

Mercredi, le gouvernement fédéral a déposé un projet de loi visant à réglementer les entreprises à l’origine des agents de dialogue IA et à les obliger à agir de manière responsable.

Cela comprend des mesures visant à réduire le risque que les agents de dialogue diffusent des contenus préjudiciables et à mettre en place des protocoles d’intervention en cas de crise pour les situations impliquant l’automutilation, le suicide ou la violence.

Si vous ou l’un de vos proches avez des pensées suicidaires, une aide est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en appelant ou en envoyant un SMS au 988, la ligne d’aide nationale canadienne de prévention du suicide.

Eli Ridder, La Presse Canadienne

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