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Une femme dit s'être sentie prisonnière en compagnie du cardinal Ouellet

durée 12h37
6 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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1 minute

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Une témoin a déclaré vendredi lors d'un procès civil pour diffamation s'être sentie comme une prisonnière lors d'une rencontre avec le cardinal Marc Ouellet en 1992.

Marie-Louise Moreau a affirmé que Mgr Ouellet s'était approché derrière elle alors qu'elle préparait les objets pour une messe dans une église de Montréal, qu'il avait posé ses mains de chaque côté de son corps et aurait frotté son bassin contre ses fesses.

Mme Moreau a témoigné vendredi dans le cadre du procès civil intenté par Mgr Ouellet contre une femme pour diffamation.

La femme de 84 ans a déclaré à la cour qu'elle n'avait parlé à personne de cette rencontre avant 2023, lorsque Paméla Groleau a révélé son identité et a rendu publiques ses accusations d'inconduite contre le cardinal.

Mgr Ouellet a nié avoir agi de manière inappropriée et a intenté un procès en diffamation de 100 000 $ contre Mme Groleau. Il a affirmé qu'elle avait porté atteinte à sa réputation, à son honneur et à sa dignité.

Les allégations de Mme Groleau ont été rendues publiques pour la première fois en 2022 dans le cadre d'un recours collectif plus large contre l'archidiocèse de Québec et des dizaines de membres du clergé et des laïcs.

Ces allégations n'ont pas été examinées par un tribunal.

Mme Groleau a précédemment déclaré au tribunal que Mgr Ouellet l'avait touchée sans son consentement à trois reprises, dont une fois où il aurait fait glisser sa main le long de son dos jusqu'au haut de ses fesses en 2010.

La Presse Canadienne

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