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Une conservatrice de C.-B. invite Poilievre à «unir, et non diviser» après une pique

durée 18h00
9 juillet 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Caroline Elliott, ancienne candidate à la direction du parti conservateur de la Colombie-Britannique, riposte aux récentes critiques de Pierre Poilievre à l'encontre de son équipe de campagne.

Mme Elliott a publié jeudi une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle explique à M. Poilievre qu’elle l’a soutenu et qu’elle était déçue par ses propos.

«Le fait que vos députés, et maintenant vous-même, vous réjouissiez de ma défaite à la course à la direction du Parti conservateur de la Colombie-Britannique est décevant», a-t-elle déclaré.

«La course est terminée, et il est temps de s’unir, pas de diviser.»

Mme Elliott a terminé deuxième lors de la course de la chefferie de fin mai, à quelques voix près. L’ancienne députée conservatrice Kerri-Lynne Findlay l’a emporté avec 51 % des voix, contre 49 % pour Mme Elliott.

S'exprimant cette fin de semaine lors du Stampede de Calgary, M. Poilievre a félicité la nouvelle chef du parti de Colombie-Britannique, l'ancienne députée Kerri-Lynne Findlay, affirmant qu'elle avait remporté la victoire face aux «lobbyistes libéraux venus de l'est».

Cette pique visait apparemment Kory Teneycke, un ancien collaborateur de Stephen Harper qui a dirigé les campagnes du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford. M. Teneycke a rejoint la campagne de Mme Elliott aux côtés du stratège politique Nick Kouvalis.

Tous deux avaient critiqué M. Poilievre pendant la campagne électorale de 2025.

M. Teneycke n’a pas mâché ses mots en affirmant que M. Poilievre et les conservateurs n’avaient pas su reconnaître que le président américain Donald Trump et sa guerre commerciale avaient pris le pas, dans la course électorale, sur les questions du coût de la vie et de l’impopularité de Justin Trudeau.

Il y aurait également eu des tensions entre MM. Ford et Poilievre pendant la campagne, et en janvier dernier, alors que les délégués conservateurs fédéraux votaient pour décider s’il fallait maintenir M. Poilievre à la tête du parti, les progressistes-conservateurs de M. Ford tenaient leur propre congrès en Ontario.

Mais, comme l’a souligné Mme Elliott, son équipe de campagne comptait également plusieurs anciens collaborateurs de M. Poilievre.

Parmi eux figurent Katy Merrifield, qui a quitté son poste de directrice de la communication de M. Poilievre en avril, Ben Woodfinden, qui occupait ce poste auparavant, et Anthony Koch, qui était le porte-parole national de la campagne de M. Poilievre lors de sa candidature à la direction du parti en 2022.

Jeudi, Katy Merrifield et Anthony Koch ont tous deux salué la vidéo publiée par Mme Elliott sur X.

Dans celle-ci, Mme Elliott a soutenu que sa campagne à la direction du parti avait permis de récolter des dons records et d’attirer des électeurs qui n’avaient jamais voté conservateur auparavant.

Elle a ajouté qu’elle continuait à lutter contre le «gouvernement néo-démocrate désastreux ici en Colombie-Britannique», affirmant que, pour elle, «la politique est une question d’addition, pas de soustraction».

Les commentaires de M. Poilievre sur la campagne en Colombie-Britannique ont déclenché un débat intense en ligne et parmi les commentateurs conservateurs, et ont soulevé des questions — une fois de plus — sur son leadership.

Ces interrogations ont commencé lorsqu’il a perdu son siège dans la région d’Ottawa lors des élections d’avril 2025. Elles se sont poursuivies tout au long de l’été, alors qu’il remportait une élection partielle dans une circonscription conservatrice sûre de la campagne albertaine.

La situation semblait s’être calmée pendant un certain temps après qu’une majorité écrasante de 87 % des délégués conservateurs eurent voté pour maintenir M. Poilievre à la tête du parti lors du congrès national de Calgary en janvier, mais les interrogations ont repris de plus belle en avril dernier lorsqu’un quatrième député conservateur a fait défection pour rejoindre les rangs libéraux, assurant ainsi la majorité au gouvernement du premier ministre Mark Carney.

Lundi, M. Carney a nommé le député conservateur Richard Martel au Sénat, réduisant ainsi le groupe parlementaire de M. Poilievre à 139 membres.

Mme Elliott a conclu son message vidéo par une remarque cinglante à l’adresse du chef conservateur.

«Je continuerai à me battre chaque jour pour rassembler les gens en faveur de l’avenir de ma province et de notre pays. J’espère simplement que vous déciderez d’en faire autant», a-t-elle déclaré.

Le porte-parole de M. Poilievre n’a pas immédiatement répondu à La Presse Canadienne.

Sarah Ritchie, La Presse Canadienne

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