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Un responsable mexicain dit que le Canada est un partenaire «fondamental» de l'ACEUM

durée 20h39
12 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Alors que les responsables américains envisagent de conclure des accords séparés avec les deux pays, le Mexique affirme que le Canada est un partenaire essentiel de l'accord commercial continental connu sous le nom d'ACEUM.

«Le gouvernement mexicain est très clair: la participation du Canada à notre accord commercial est fondamentale», a déclaré Luis Rosendo Gutierrez Romano, vice-ministre mexicain du Commerce, en espagnol.

Il s'exprimait jeudi lors d'une conférence de presse où il a annoncé une mission commerciale mexicaine à Vancouver, Montréal et Toronto du 7 au 9 mai. Cette visite survient après une mission canadienne au Mexique le mois dernier, dirigée par le ministre canadien du Commerce, Dominic LeBlanc.

L'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) a protégé le Canada et le Mexique des pires effets des droits de douane américains, comme le droit de douane mondial de 10 % sur les marchandises. L'administration du président américain Donald Trump a semé le doute quant à l'avenir de l'accord, à l'approche de son examen obligatoire prévu cette année.

M. Trump a évoqué la possibilité de se retirer de l'accord négocié lors de son premier mandat, le qualifiant d'«obsolète» et estimant qu'il avait peut-être atteint son objectif. Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a parlé de la négociation d'accords commerciaux bilatéraux distincts avec les plus proches voisins des États-Unis.

«Nous sommes optimistes et pensons qu'au 1er juillet, nous aurons une relation trilatérale très solide, un accord commercial renforcé et des procédures améliorées pour une plus grande efficacité», a assuré M. Gutierrez Romano en espagnol.

L'examen de l'ACEUM offre à chaque pays trois options en juillet: renouveler l'accord pour seize ans, s'en retirer ou signifier à la fois le non-renouvellement et le non-retrait, ce qui déclencherait un examen annuel susceptible de prolonger les négociations pendant une décennie.

Certains ont suggéré que les relations conflictuelles entre le Canada et les États-Unis pourraient inciter ces derniers et le Mexique à entamer des négociations sur l'ACEUM en marge des discussions avec le Canada.

Une situation similaire s'est produite lors des négociations initiales sur l'ACEUM, visant à remplacer l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), durant le premier mandat de Donald Trump.

Robert Lighthizer, représentant de M. Trump au commerce, rappelait dans son livre que les États-Unis et le Mexique étaient parvenus à un accord et que «le Canada était le bienvenu s’il le souhaitait». Washington et Mexico étaient, cependant, «prêts à poursuivre les négociations bilatéralement si le Canada ne le faisait pas».

Finalement, un accord a été conclu et salué comme un succès par les trois pays.

Dylan Robertson, La Presse Canadienne

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