Un groupe conteste l'exemption religieuse à l'aide à mourir devant un tribunal

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Un procès qui s'amorcera lundi à la Cour suprême de la Colombie-Britannique pourrait avoir des implications pour les hôpitaux gérés par des groupes religieux et des établissements de santé de l'ensemble du pays.
Le groupe Mourir dans la dignité Canada est l'un des plaignants dans cette contestation judiciaire qui demande que les hôpitaux financés par l'État ne puissent plus évoquer des motifs religieux pour empêcher l'aide à mourir.
La cause a été lancée après le décès de Sam O'Neil en avril 2023.
La femme de 34 ans avait été admise à l'hôpital St. Paul de Vancouver après s'être plainte d'importantes douleurs attribuables à un cancer au cerveau au stade 4.
Selon les documents judiciaires déposés par des proches de Mme O'Neil, celle-ci souffrait terriblement dans les dernières de sa vie. À cause du refus de l'établissement de lui accorder l'aide à mourir, elle a dû quitter l'endroit, mais au cours de son transfert, elle est tombée dans le coma et n'a jamais repris conscience, l'empêchant de dire ses adieux à ses proches.
Providence Health, l'organisation qui gère l'hôpital St. Paul, se défend en affirmant que la Charte lui permettait de refuser l'aide à mourir, une mesure qui allait à l'encontre de ses valeurs religieuses.
Le procès pourrait s'étendre jusqu'à quatre semaines.
Sarah Ritchie, La Presse Canadienne