Un ex-juge du Québec à la tête d'un comité impliqué dans la sélection de sénateurs

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Une semaine après avoir abandonné le critère d'impartialité politique dans la sélection de sénateurs, le gouvernement de Mark Carney signale qu'il entend placer un ancien juge en chef de la Cour supérieure du Québec, François Rolland, à la tête d'un comité chargé de recommander des candidats au premier ministre.
M. Rolland siège déjà sur ce comité depuis 2018, a souligné mercredi Ottawa dans un communiqué, tout en ajoutant que le groupe de travail émet des suggestions «non contraignantes et fondées sur le mérite».
L'ex-juge, également avocat-conseil et médiateur, accueillera de nouveaux membres au sein du comité, toujours selon le plan annoncé, comme l'ancienne mairesse de Westmount Christina Smith et le Dr Denis Soulières, professeur à l'Université de Montréal notamment spécialisé en hématologie et en oncologie.
Le leader parlementaire du gouvernement, Steven MacKinnon, a été le porte-voix du communiqué d'Ottawa, qui annonce l'ajout de membres issus de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de l'Ontario, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve et Labrador.
M. Mackinnon a fait valoir que le groupe de travail, dans sa nouvelle mouture, «aidera le Sénat à continuer de puiser dans les talents et les savoir-faire dont le Canada a besoin en cette nouvelle ère».
«En désignant des candidats hautement qualifiés de toutes les régions, dotés d'une connaissance approfondie liée aux enjeux émergents et aux défis à venir, cela renforcera la capacité du Sénat à examiner et à faire avancer la législation dont ce pays a besoin», a-t-il ajouté.
Le comité auquel des changements sont apportés a été créé en 2016 dans la foulée d'une série d'actions prises par le prédécesseur de M. Carney, Justin Trudeau, dans le but, disait-on, de rendre le Sénat indépendant.
«Ce processus vise à assurer que les sénateurs sont indépendants et qu’ils sont en mesure de se pencher sur les nombreux défis et toutes les possibilités qui se présentent au pays», décrivaient les libéraux sous l'ex-gouvernement de M. Trudeau.
Il y a six sièges vacants au Sénat et le bureau de M. Carney anticipe que cinq autres se libéreront d’ici la fin de l’année.
La semaine dernière, le premier ministre a procédé à quatre nominations, dont seulement deux émanaient de recommandations du comité dit «consultatif et indépendant» dans sa composition et son mandat d'alors.
Deux hommes au bagage partisan évident et récent, l'un libéral et l'autre conservateur, ont été sélectionnés par M. Carney lui-même: le stratège libéral de longue date Tom Pitfield, qui était son secrétaire principal, puis celui qui était député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel.
Le comité que le gouvernement Carney souhaite voir présidé par François Rolland sera aussi sujet à l'ajout de «membres ad hoc», précise Ottawa, «selon les besoins et au fur et à mesure que des postes deviendront vacants au Sénat».
La Presse Canadienne