Un conducteur sous l'emprise d'hallucinogènes écope d'une peine de 2 ans avec sursis

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Par La Presse Canadienne, 2026
NELSON — Un homme dont la conduite dangereuse sous l'emprise de champignons hallucinogènes a déclenché une cinquantaine d'appels au 911 avant qu'il ne percute le véhicule d'un policier hors service a été condamné en Colombie-Britannique.
Vendredi dernier, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a condamné Jivat Aragon-Martinez, originaire de l’Alberta, à une peine avec sursis de deux ans moins un jour, après qu’il eut plaidé coupable à des chefs d’accusation de conduite dangereuse et de possession de stupéfiants.
Le jugement publié lundi indique qu'Aragon-Martinez a roulé à une vitesse excessive à Grand Forks et à Nelson, en Colombie-Britannique, fin août 2024.
Aragon-Martinez a continué à rouler après avoir percuté le véhicule du policier hors service, le moteur de sa Honda «fumant et dégageant de la vapeur», et le capot étant ouvert et bloquant le pare-brise.
Le jugement précise qu’il ne s’est arrêté qu’après avoir percuté une paroi rocheuse et que, une fois sorti du véhicule, il s’est débattu avec les policiers qui l’ont arrêté.
L'homme de 49 ans avait près de 800 grammes de psilocybine dans son sac à dos et était «soit sous l’emprise de la psilocybine, soit en proie à une crise de santé mentale liée à sa consommation».
Le jugement précise qu’Aragon-Martinez est né au Mexique et a obtenu la citoyenneté canadienne en 2014.
Il menait une «vie prosociale» avant de connaître des difficultés financières, qui se sont aggravées pendant la pandémie parce qu’il a refusé de se faire vacciner, se retrouvant par la suite «de fait sans domicile fixe».
Il a participé pendant 75 jours au blocage routier de Coutts en 2022 et il a pu trouver un emploi de soudeur après son départ, mais sa «situation en matière de logement est restée précaire».
Le jugement précise que son diagnostic de santé mentale n’est pas clair, hormis un «trouble psychotique induit par des substances». Il a refusé «à plusieurs reprises» de prendre des médicaments antipsychotiques, ce qui a préoccupé le juge.
Aragon-Martinez s’est également vu attribuer un casier judiciaire après sa libération, comprenant notamment des faits d’agression avec une arme, de menaces, de méfait et de violation de son ordonnance de libération.
«Aragon-Martinez a traversé des crises de santé mentale qui l’ont conduit à avoir des démêlés avec la justice, indique le jugement. Il souhaite avoir une nouvelle chance de prouver à ses enfants qu’il est un homme bien.»
Le juge a imposé un certain nombre de conditions à Aragon-Martinez, notamment celle de respecter un couvre-feu pendant son séjour dans un centre de réadaptation à Penticton, en Colombie-Britannique.
La Presse Canadienne