Troisième lien: des fissures apparaissent au sein du caucus caquiste

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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Même si le premier ministre, François Legault, a tranché que tous les députés caquistes étaient pour le troisième lien – y compris les deux candidats à sa succession –, des lignes de fractures continuent d'apparaître dans les rangs du parti alors que la course à la chefferie bat son plein.
«Il y en a peut-être qui sont plus mitigés, mais je vous dirais que dans l'ensemble, tout le monde est prêt à faire un esprit de corps», a affirmé le député de Beauce-Nord, Luc Provençal.
Il a fait l’hypothèse que certains de ses collègues qui résident «plus loin» ne comprenaient pas «tout l’impact économique» que le projet pouvait avoir pour la région de Chaudière-Appalaches. «Quand tu restes à une extrémité de la 20, t'as pas la vision de ce qui se passe», a-t-il ajouté.
Plus tôt cette semaine, le ministre des Transports, Jonatan Julien, a mis le feu aux poudres en laissant entendre que la chefferie caquiste pourrait retarder l'avancement du projet de troisième lien. Plusieurs de ses collègues au caucus lui ont mis la pression pour que le projet continue d’avancer.
Le candidat à la chefferie Bernard Drainville a vertement critiqué sa rivale, Christine Fréchette, qui maintient le flou sur le projet de lien interrives, l’accusant de nuire à la crédibilité du gouvernement.
La sortie de M. Drainville a été qualifiée de «non-élégante» par le ministre Gilles Bélanger, qui appuie Christine Fréchette. Cette dernière a dit qu’elle voulait consulter et que sa position sur le troisième lien serait connue dans les prochains jours.
«Je suis pour la position que Christine Fréchette prend actuellement, c'est-à-dire prenons le temps d'analyser la situation», a dit le député de Portneuf, Vincent Caron, qui l’appuie dans la course.
L’ex-ministre caquiste Maïté Blanchette Vézina – désormais indépendante – a dit qu’à l’époque où elle était au parti, certains députés se questionnaient.
«Il peut y avoir des gens qui sont plus pour, plus contre. Mais on l'a vu, la Coalition avenir Québec, a perdu toute crédibilité, dans ce dossier-là, en revenant sur ses positions à plus d'une reprise», a-t-elle affirmé.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne