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Transports collectifs: la mairesse de Montréal «tannée» du manque de financement

durée 09h28
16 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — La mairesse de Montréal, Soraya Ferrada Martinez, a profité du Sommet Climat Montréal 2026, qui a lieu au Grand Quai du Port de Montréal, pour demander à Québec et Ottawa de finalement s'entendre sur le transfert de fonds pour le financement des transports collectifs.

Depuis quelques années, Montréal renforce sa résilience face aux événements climatiques extrêmes en investissant dans des infrastructures pour prévenir les inondations, en accélérant l’électrification et la transition de ses bâtiments, notamment.

«Mais il faut être lucides», a lancé la mairesse de Montréal devant des centaines d’invités réunis dans le Vieux-Montréal, jeudi matin.

«La transition passe aussi par des choix structurants et le transport collectif en fait partie».

Le «temps presse», a indiqué la mairesse.

«Le transport collectif est un levier essentiel pour réduire nos émissions, améliorer la mobilité, et rendre la transition accessible à tous» et «pour y arriver, il reste des enjeux importants de financement».

La mairesse est «tannée que Québec et Ottawa ne s'entendent pas» sur la question du financement du transport collectif.

«Montréal est prête à faire sa part, mais elle doit avoir les moyens de ses ambitions et ça, ça passe par des partenariats clairs avec Québec et avec Ottawa.»

Salle comble malgré le désengagement climatique

Malgré le désengageant de plusieurs institutions et politiciens dans la lutte au changement climatique dans les dernières années, plusieurs centaines de personnes étaient présentes, tôt, jeudi pour écouter le discours de la mairesse Ferrada Martinez à l'occasion de la cinquième édition du sommet.

«Soyons honnêtes, quand je rencontre des Montréalaises et des Montréalais aujourd’hui, ils me parlent moins de climat. Ils me parlent du coût de la vie, du prix de l’épicerie, du logement.»

Notre défi collectif est donc de «ramener l’action climatique dans la réalité des gens» et, pour y arriver, il faut «changer le narratif», a indiqué la mairesse.

«Il faut moins de théorie et plus plus de concret», a-t-elle lancé.

Un enjeu économique

Les changements climatiques ne sont «pas abstraits, ce sont des pluies plus intenses, des sous-sols inondés, des factures qui augmentent. Si ton immeuble est mal isolé, ce n’est pas un débat climatique, c’est ta facture d’Hydro-Québec qui monte. Si ton quartier manque d’arbres, ce n’est pas une statistique, c’est toi qui souffres de la chaleur l’été».

C'est «un enjeu économique» et la «transition énergétique», ce n'est pas «une contrainte», c'est une «stratégie économique».

Ce rendez-vous annuel a notamment pour but de «permettre aux leaders mobilisés des milieux d’affaires, philanthropique, syndicale, politique, communautaire et environnementale de la métropole de faire des gains concrets en matière» de lutte au changement climatique.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne

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