Québec octroie 20 M$ pour «renforcer le français» dans les universités anglophones

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Québec va mettre une somme de 20 millions $ par an à la disposition des universités anglophones afin qu'elles «renforcent le français» chez leur clientèle.
Les universités McGill, Concordia et Bishop devront voir à ce qu'au moins 60 % de leurs étudiants non québécois atteignent le niveau 4 à l'échelle de compétence en français. Mais cette cible de 60 % inclut les étudiants qui sont francophones sans être québécois.
L'annonce a été faite mardi à Montréal par la ministre de l'Enseignement supérieur, Martine Biron, aux côtés de deux recteurs et un principal de ces universités.
La somme de 20 millions $ pourra servir à différentes mesures, des cours supplémentaires, de l'immersion, par exemple. Les étudiants ne seront pas contraints de suivre ces cours, a-t-on précisé.
Si la cible n'est pas atteinte, c'est l'université qui serait pénalisée en devant rembourser une partie des fonds reçus selon le nombre d'étudiants qui n'ont pas réussi à atteindre le niveau suffisant. Mais la ministre Biron a assuré que les universités bénéficieraient d'un bon laps de temps pour s'ajuster.
Et les trois dirigeants universitaires se sont montrés optimistes face à cette cible de 60 %.
Le recteur et vice-chancelier de l'Université McGill, Deep Saini, a, par exemple, souligné que 60 % des étudiants de McGill ont déjà un certain degré de maîtrise ou connaissance du français et 20 % ont le français comme langue maternelle. Il affirme que ces statistiques sont similaires, voire plus élevées, dans les autres universités anglophones.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne