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Québec autorise le projet numérique SIFA en santé, en promettant un suivi plus serré

durée 20h57
17 juillet 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Le gouvernement du Québec autorise la poursuite du projet SIFA d'une plateforme intégrée pour les établissements de santé, pour lequel des lacunes importantes de gestion avaient été soulevées par l'Autorité des marchés publics (AMP).

Un volet de ressources humaines est retiré du projet, qui voit tout de même son budget passer de 202 millions $ à 329,4 millions $. Le gouvernement explique notamment cette augmentation par des coûts de «renforcement de l'expertise de livraison et la mise en place des mesures nécessaires pour assurer la qualité et la pérennité du projet».

En annonçant vendredi l'autorisation donnée à Santé Québec pour le Système d'information en finance et approvisionnement (projet SIFA), le gouvernement a évoqué un «cadre de gouvernance renforcé», avec un nouveau sceau du conseil des ministres qui doit être accordé dans six mois.

Québec se donnerait encore à ce moment la latitude de refuser la poursuite du projet, si certaines conditions ne sont pas remplies. Parmi ces conditions figurent une gouvernance opérationnelle pleinement en place et une capacité suffisante dans les établissements pour soutenir le déploiement, peut-on lire dans le communiqué du cabinet de la ministre de la Santé.

Par ailleurs, le gouvernement demande une divulgation plus serrée d'éventuelles dépenses additionnelles liées au contrat avec la firme LGS, un acteur de la plateforme SAAQclic, dont les ratés de la mise en oeuvre ont été bien documentés dans le rapport de la commission Gallant.

Le projet SIFA vise à remplacer 41 «systèmes informatiques vieillissants», à améliorer l'efficacité administrative du réseau de la santé et à générer des économies estimées à plus de 1,1 milliard $, soutient le gouvernement.

«Après une analyse rigoureuse des options, le gouvernement conclut que la poursuite encadrée du projet représente l'approche la plus responsable pour les contribuables et pour la transformation numérique du réseau de la santé et des services sociaux», a-t-on fait valoir.

Vendredi, le gouvernement a affirmé que cette décision mettait en oeuvre les engagements pris à la suite du rapport Gallant – sur les ratés de la transformation numérique de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) – et des constats de l'Autorité des marchés publics.

Dans son rapport au début mai, l'AMP décriait un «désengagement» du ministère de la Santé et des Services sociaux dans le dossier.

Le ministère a constaté que le budget de développement reçu du Plan québécois des infrastructures était insuffisant. Aucune mesure n’a été mise en place pour corriger la situation, et le ministère a plutôt transféré sa responsabilité à Santé Québec, alors que cette dernière n’était pas officiellement en activité, a souligné l'AMP.

Le projet SIFA est présenté comme une plateforme «intégrée, moderne et sécurisée» visant à améliorer la gestion financière, les processus d'approvisionnement et la qualité de la reddition de comptes.

Dans son propre communiqué sur la décision, vendredi, Santé Québec a fait valoir que le projet serait «un levier essentiel pour améliorer l'efficacité administrative du réseau et optimiser l'utilisation des ressources publiques».

La Presse Canadienne

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