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Privatisation de l'aéroport Trudeau: Fréchette n'a pas été consultée

Privatisation de l'aéroport Trudeau: Fréchette n'a pas été consultée
Photo: La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — La première ministre Christine Fréchette a avoué ne pas avoir été informée ni consultée par le gouvernement Carney concernant son intention de confier la gestion de l'aéroport international Montréal Trudeau au secteur privé.

«C'est un actif fédéral», a-t-elle prétexté quand on lui a demandé si elle aurait dû être informée, lors d'un point de presse à la suite du premier débat télévisé de la campagne électorale québécoise, mardi soir.

«À la base, c'est le gouvernement (fédéral) qui est en mesure de gérer cet actif, c'est sûr que ça peut être bienvenu d'être consulté ou informé à l'avance», a-t-elle reconnu.

«Ce n'est pas normal» de ne pas être consulté pour la privatisation d'un aéroport «sur notre territoire», qui est dans «notre cour arrière», a dénoncé son adversaire, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, lui aussi en point de presse après le débat.

Mme Fréchette a laissé entendre que l'idée de privatiser la gestion de l'aéroport était «dans l'air le printemps dernier» et elle a ajouté qu'elle n'était pas contre d'emblée.

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Elle a toutefois tenu à formuler des conditions: il ne faut pas que ce projet entraîne une hausse des coûts pour les usagers.

«C'est quelque chose qu'on va avoir à l'oeil», a dit la cheffe caquiste.

M. St-Pierre Plamondon a révélé qu'il s'était «instinctivement» posé la question à savoir si Ottawa avait consulté le Québec avant d'annoncer sa décision.

Rappelons que plus tôt mardi, lors d'un grand sommet sur l'investissement à Toronto, le premier ministre Mark Carney a indiqué qu'il voulait confier à des investisseurs privés la gestion des quatre plus grands aéroports du Canada, soit ceux de Montréal, de Calgary, de Vancouver et de Pearson, à Toronto.

Il a toutefois assuré que le gouvernement fédéral conserverait la propriété des terrains et des actifs.

Patrice Bergeron, La Presse Canadienne