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Plusieurs membres de la CAQ ont un faible pour Christine Fréchette

durée 19h17
27 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

TROIS-RIVIÈRES — La course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui oppose Christine Fréchette à Bernard Drainville, ne fait que commencer, mais déjà, plusieurs membres du parti ont fait leur choix.

C'est ce qu'a pu constater La Presse Canadienne lors d'un cocktail militant qui se tenait mardi soir, dans un hôtel de Trois-Rivières, en marge du caucus présessionnel de la CAQ.

Comme la plupart des gens rencontrés lors de cette soirée, Luz Marina Cabrera, qui a fait la route depuis l'Île des Sœurs, appuie Christine Fréchette.

En entrevue, elle souligne que Mme Fréchette parle très bien l'espagnol. Puis, «d'avoir une femme première ministre, ça change tout», souffle-t-elle.

«Je crois que pour changer le vent de bord, ça prend vraiment quelqu'un de nouveau. Je pense qu'une femme, ça peut aider à rallier plus de monde», ajoute Karl Grondin, de Bécancour.

«Moi, c'est Mme Fréchette», affirme également une résidente de Saint-Constant, Marie-Chantal, qui n'a pas voulu donner son nom de famille.

Elle aime de la députée de Sanguinet «sa rigueur, son calme, la façon qu'elle prépare ses dossiers, l'écoute qu'elle a, et (...) son ouverture au niveau de l'immigration».

Robert Carrière est un entrepreneur à la retraite. «Je suis davantage intéressé par un candidat qui est conscient de l'économie, qui est capable de promouvoir l'économie aussi», explique-t-il.

Bernard Drainville a beau dire qu'il a un profil économique, «ça ne paraît pas beaucoup dans sa façon de parler», estime M. Carrière.

Toutefois, M. Drainville a plus d'expérience en politique, ce qui pourrait l'aider lors de la prochaine campagne électorale, où la CAQ doit absolument «sauver les meubles», fait valoir André Berthiaume, de Shawinigan.

«Sur ce point-là, il a de l'avance. En plus, il vient des médias. (...) Je l'ai vu débattre là-dedans. Toute cette expérience-là, Mme Fréchette, elle ne l'a pas», tranche-t-il.

«Moi, mon choix est clair, c'est Bernard Drainville», acquiesce Marie-Noëlle Gagnon, qui travaille au bureau de circonscription de la députée caquiste de Charlevoix-Côte de Beaupré, Kariane Bourassa.

«Je sais qu'il est capable de parler à tout le monde, il a un charisme, une personnalité transcendante, qui soulève les passions, on l'aime ou on ne l'aime pas, il ne laisse personne indifférent.

«Je viens de Bellechasse, le troisième lien est important pour moi», a-t-elle ajouté pour justifier son choix, puisque M. Drainville est farouchement en faveur de ce projet controversé.

D'autres, comme Ginette Parizeau, de Hudson, hésitent. «On ne les a pas entendus encore, c'est tout nouveau», souligne celle qui veut suivre les débats et «donner la chance aux coureurs».

«Moi, j'aime ben ben gros M. Drainville, pour son dynamisme, son expérience, mais Mme Fréchette est pas mal bonne aussi», nuance François Massie, de Repentigny.

«S’il faut faire un choix, je vais choisir M. Drainville. Mais si c'est elle qui gagne, je vais être avec elle», ajoute-t-il.

M. Massie était accompagné d'autres militants venus aussi de Repentigny. «Moi, j'attends un peu», a dit Jean-François Matte. «Je vais faire mon choix plus tard, ça dépend de mon intuition», a ajouté Richard Normand.

Devant les quelque 200 militants présents, le premier ministre démissionnaire François Legault a déclaré que, peu importe qui le remplacera, cette personne sera la plus expérimentée de tous les chefs de partis.

«On est à un moment au Québec où on a besoin d'expérience. (...) Le bébé de la CAQ, je pense qu'il est entre de bonnes mains», a-t-il lancé.

Les quelque 15 000 membres de la CAQ éliront un nouveau chef lors d'un congrès le 12 avril prochain.

Caroline Plante et Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

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