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Notley et Kenney, les meilleurs ennemis, s'unissent contre la sécession de l'Alberta

durée 11h25
25 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

EDMONTON — Deux anciens adversaires politiques de l'Alberta unissent leurs forces pour plaider en faveur du maintien de la province au sein du Canada.

La Chambre de commerce du Canada indique que les anciens premiers ministres Jason Kenney et Rachel Notley coprésident sa campagne visant à préserver l’unité du pays.

M. Kenney a été premier ministre sous la bannière du Parti conservateur uni, après avoir battu le gouvernement néo-démocrate de Mme Notley en 2019.

La Chambre précise que le duo mènera cette campagne afin de démontrer qu’une Alberta prospère ne peut se passer du Canada.

Elle ajoute que les détails de la campagne sont en cours d’élaboration, mais qu’elle s’appuiera sur des discussions entre les coprésidents et les membres.

Les Albertains sont appelés à se prononcer, lors d’un référendum prévu le 19 octobre, sur la question de savoir s’ils souhaitent que la province reste au sein du Canada ou s’ils préfèrent organiser un second référendum contraignant sur la sortie du pays.

«Alors que les incertitudes géopolitiques et économiques redessinent le commerce et les investissements mondiaux, le Canada ne peut que tirer profit d’une coopération économique renforcée — et non d’une coopération réduite», a fait valoir la présidente de la Chambre, Candace Laing, dans un communiqué.

Tout au long de l’été, M. Kenney n’a pas mâché ses mots pour condamner la vague séparatiste en Alberta.

Il affirme que le séparatisme est un mouvement marginal dans la province et qu’il menace de discréditer le règlement des griefs légitimes de la province à l’égard du gouvernement fédéral.

Mme Notley a reproché au gouvernement de la première ministre Danielle Smith d’imposer aux Albertains ce qu’elle qualifie de programme séparatiste.

Dans une déclaration à La Presse Canadienne, elle a indiqué qu’elle et M. Kenney étaient en désaccord sur de nombreux points, mais qu’ils s’accordaient à dire que le référendum était néfaste pour les entreprises albertaines et qu’il tombait à un moment inopportun, en pleine guerre commerciale avec les États-Unis.

«Nous ferons sans aucun doute front commun sur cette question jusqu’à ce que nous puissions y mettre un terme une fois pour toutes», a déclaré Mme Notley.

«Nous pourrons alors revenir à un débat respectueux sur des questions opposées, dans le cadre d’une démocratie saine, ce qui est en quelque sorte le cœur même de notre argumentation.»

Lisa Johnson, La Presse Canadienne

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