Militaires israéliens dans des écoles: «extrêmement préoccupant», juge LeBel

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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — La ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, juge «extrêmement préoccupant» le fait que des militaires israéliens aient donné des conférences dans des écoles juives subventionnées de Montréal pendant que le conflit israélo-palestinien faisait rage. Elle assure que des vérifications sont en cours et promet de prendre des «actions appropriées», si nécessaire.
«Je veux m'assurer que nos milieux scolaires sont des milieux neutres, exempts de toute considération politique, de propagande politique ou religieuse», a-t-elle affirmé en mêlée de presse jeudi à l’Assemblée nationale.
Jeudi matin, «La Presse» rapportait notamment que «des membres actifs ou passés des Forces de défense israéliennes se sont adressés aux élèves des écoles Herzliah et Bialik, de Côte-Saint-Luc, à au moins 14 reprises depuis l’automne 2023».
La ministre LeBel dit avoir été mise au courant à l'automne dernier.
«Génocide»
«Je trouve ça extrêmement inquiétant et scandaleux qu'on finance des écoles privées, religieuses, confessionnelles avec de l'argent public québécois pour endoctriner des élèves par des gens d'Israël qui ont commis un génocide. On ne veut pas de ça au Québec», a affirmé la cheffe parlementaire solidaire Ruba Ghazal.
Le Parti québécois juge la situation «inacceptable».
«Nos écoles devraient être des sanctuaires où les élèves se font une tête, apprennent – d'abord sur la base du programme du gouvernement du Québec –, mais apprennent dans un contexte qui est libre d'influences de ces lobbies. Ce n'est pas acceptable», a lancé le député péquiste Pascal Paradis.
Le Parti libéral du Québec s’est montré plus timoré lorsque questionné sur le sujet.
«Il faut que les vérifications soient faites. Et donc, si d'aventure, on voyait que leurs obligations n’étaient pas respectées, il y a déjà des conséquences qui sont prévues à la Loi sur l’enseignement privé», a affirmé la députée Madwa-Nika Cadet.
Le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, n’a pas voulu commenter le dossier.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne