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Mark Carney tranche que seul le Groenland peut décider de son avenir

durée 11h39
6 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

PARIS — Le premier ministre Mark Carney a réaffirmé mardi que seul le Groenland peut décider de son avenir, malgré les menaces d'annexion répétées du président des États-Unis, Donald Trump.

M. Trump continue de plaider en faveur d'un contrôle américain sur cette île arctique stratégique et riche en minerais, qui est un territoire danois autonome.

«En ce qui concerne l'avenir du Groenland, c'est uniquement une décision pour le peuple, pour le Groenland et le Danemark. Uniquement», a tranché M. Carney lors d'une conférence de presse à l'ambassade du Canada à Paris.

M. Carney a rappelé qu'il existe des «principes fondamentaux», à savoir «l'autodétermination des nations, la souveraineté et l'intégrité territoriale».

Il a ajouté que le Canada et d'autres membres de l'OTAN s'efforcent de renforcer la sécurité dans l'Arctique, alors que les menaces mondiales évoluent et que la Russie et la Chine font leur entrée dans les eaux polaires.

«C'est la position du Canada qu'il faut investir dans la sécurité de l'Arctique: l'Arctique canadien, le Groenland et l'espace nordique. On fait des progrès, dans l'OTAN, mais il faut augmenter le progrès», a-t-il poursuivi.

M. Carney a rencontré la première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, avant une réunion des alliés de l'Ukraine pour discuter des garanties de sécurité pour ce pays.

Mme Frederiksen a remercié M. Carney pour son soutien et son engagement à travailler ensemble en tant qu'alliés de l'OTAN.

«Je pense que nous sommes tous deux très attachés à la sécurité de la région arctique et qu'avec les autres alliés de l'OTAN, nous pouvons assurer la sécurité de cette région», a-t-elle déclaré.

Dimanche, au lendemain de l'opération militaire américaine menée au Venezuela, le président Trump a ouvertement évoqué l'annexion du Groenland. Lundi, le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller, a affirmé que le Groenland devrait faire partie des États-Unis, même si Mme Frederiksen a prévenu qu'une prise de contrôle du territoire par les États-Unis signifierait la fin de l'OTAN.

Les propos de M. Carney ont fait écho à ceux contenus dans une lettre commune publiée par les dirigeants de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de la Pologne, de l'Espagne et du Royaume-Uni.

— Avec des informations de l'Associated Press

La Presse Canadienne

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