«Mark Carney a décidé de lancer la campagne référendaire», dit PSPP

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Par La Presse Canadienne, 2026
ST HYACINTHE — Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, n’est pas encore premier ministre que déjà il affirme que la campagne référendaire pour l'indépendance du Québec est déclenchée. Et selon lui, c’est le premier ministre canadien Mark Carney qui a lancé cette campagne avec ses propos sur les Plaines d’Abraham plus tôt cette semaine.
«Ce début de la campagne du camp du Non, jeudi, a le mérite de clarifier la suite des choses. Un nouveau cycle politique est bel et bien commencé. Un nouveau chapitre de notre histoire s’ouvre devant nous», a lancé le chef péquiste devant plusieurs centaines de ses militants réunis à Saint-Hyacinthe dimanche.
«M. Carney, le Québec n’existe pas grâce au Canada. En fait, le Québec a survécu dans sa différence et dans sa spécificité, malgré le Canada», a-t-il ajouté.
Une déclaration qui lui a valu une ovation de la foule de militants péquistes gonflés à bloc.
Le chef péquiste n’a pas hésité à désigner son adversaire comme «le chef du camp du Non»
De passage à Québec, le premier ministre du Canada a déclaré qu’il voyait la Bataille des Plaines d’Abraham comme le début d’un «partenariat» entre deux peuples. Lors de cette bataille en 1759, les troupes britanniques menées par le général James Wolfe ont défait l’armée française, qui a perdu le contrôle de la Nouvelle-France.
«Les Plaines d’Abraham symbolisent un champ de bataille, mais aussi le lieu où le Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la collaboration plutôt que la division», a déclaré Mark Carney jeudi.
Il a lancé un appel à l’unité canadienne pour faire face aux menaces extérieures, affirmant qu’«au Canada, c’est lorsque nous sommes unis que nous sommes les plus forts».
«Colonialisme»
Le chef péquiste avait déjà donné un avant-goût de son discours contre le premier ministre canadien vendredi lors de l’ouverture du congrès de son parti vendredi. Il avait vertement critiqué Mark Carney l’accusant de s’inscrire dans une «longue tradition de colonialisme» qui a débuté avec Lord Durham.
«Cette tradition, c’est celle de falsifier les faits et l’histoire et de nous maintenir constamment dans des mensonges à travers les institutions du fédéral dans le but de nous faire croire que c'est à notre avantage d'être subordonnés et dominés», a ajouté Paul St-Pierre Plamondon dimanche.
«Nous allons rompre avec le colonialisme britannique et créer notre propre pays», a-t-il ajouté.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne