Manifs dans plusieurs villes pour dénoncer l'abolition du PEQ; l'UMQ ajoute sa voix

Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — C'était au tour du président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) de dénoncer, dans une lettre ouverte samedi matin, l'abolition du Programme de l'expérience québécoise, le PEQ.
La veille, c'était le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers, qui a lancé un cri du coeur au gouvernement Legault et à la «nouvelle génération de dirigeants politiques». Il leur a souligné que les régions du Québec ont besoin d'immigrants, sans quoi elles sont condamnées au «déclin démographique» et à «l'appauvrissement».
Ces sorties interviennent alors que des manifestations sont annoncées dans plusieurs villes du Québec samedi après-midi, pour protester contre l'abolition du PEQ.
Ces manifestations sont appuyées par les centrales syndicales CSN, CSQ et FTQ et des élus de Québec solidaire et du Parti libéral du Québec qui ont annoncé leur participation. Les rassemblements devraient commencer à 14h à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Chicoutimi à Saguenay, Gatineau et Rimouski.
Pour sa part, l'UMQ invite les élus à s'inspirer de l'esprit des Jeux olympiques et de ne pas changer les règles en cours de route, une fois la partie commencée, faisant référence à ce qui serait inacceptable au hockey.
«C’est pourtant exactement ce que vivent en ce moment des milliers de personnes immigrantes. Elles ont appris le français, sont en emploi, payent des taxes et participent à la vie de leur communauté. On leur avait dit qu’en suivant le parcours du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), elles auraient une vraie chance d’obtenir la résidence permanente. En cours de route, les règles ont changé. Pour certaines d'entre elles, cette possibilité est même devenue quasi inaccessible», indique la lettre ouverte du président de l'UMQ, Guillaume Tremblay, que La Presse Canadienne a notamment reçue par courriel.
«Rarement au Québec, on aura été aussi unanimes sur un enjeu de société. Dans toutes les régions, le message est clair: nous avons besoin de ces personnes», poursuit la déclaration de celui qui est également maire de Mascouche.
«Chez nous à Mascouche, comme ailleurs, ces personnes travaillent dans nos usines, nos commerces, nos CHSLD, nos garderies, nos hôtels, nos services municipaux. Dans plusieurs régions, elles occupent des postes indispensables faute de candidatures locales. Sans elles, l’économie ralentit et la vitalité des communautés s’effrite», souligne le maire de l'UMQ Guillaume Tremblay.
Plus tôt cette semaine, le ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, Jean-François Roberge, s'est engagé jeudi à ce que les quelque 6300 travailleurs de la santé, qui pourraient être touchés par l'abolition du PEQ, soient sélectionnés en vertu du nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés.
Cet engagement est considéré nettement insuffisant par les groupes concernés, qui réclament un droit acquis à l'ensemble des travailleurs qui sont déjà installés au Québec sous l'égide du PEQ.
-
Avec la Collaboration de caroline Plante et Lia Lévesque.
La Presse Canadienne