L’ADN du père a été retrouvé près du lieu du décès de la fillette

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Par La Presse Canadienne, 2026
ELIZABETHTOWN — Un jury a appris que l'ADN de Luciano Frattolin, accusé d'avoir tué sa fille, avait été identifié sur un short retrouvé près de l'endroit où la police avait découvert le corps de la fillette l'été dernier.
Une experte médico-légale de la police de l'État de New York a témoigné mercredi avoir trouvé l'ADN de Luciano Frattolin et de sa fille Melina, âgée de neuf ans, sur ce short, qui se trouvait dans un sac poubelle récupéré près de l'autoroute, à quelques minutes en voiture du lieu où le corps de la fillette a été retrouvé.
May Scarlat a déclaré à la cour qu’elle n’avait pas pu identifier d’ADN sur les autres vêtements contenus dans le sac, notamment un t-shirt et des chaussures.
Frattolin est accusé de meurtre au deuxième degré et de dissimulation d’un cadavre dans le cadre de la mort de Melina Frattolin, qui vivait à Montréal.
L’homme de 46 ans a plaidé non coupable des deux chefs d’accusation et est détenu sans caution depuis son arrestation en juillet 2025.
Mme Scarlat a précisé que l’ADN de Melina avait été identifié sur les vêtements qu’elle portait lorsque son corps a été retrouvé, notamment une veste présentant des traces de sang, mais que l’ADN de l’accusé n’avait pas été détecté sur ces vêtements.
Certains des autres vêtements que portait la jeune fille présentaient des traces d’autres profils d’ADN, mais en quantité insuffisante pour que Mme Scarlat puisse déterminer à qui ils appartenaient.
Mme Scarlat a souligné qu’il était possible que l’ADN ait été transféré depuis un autre endroit.
«Il est possible que des shorts ou tout autre type de pantalon, lorsque l’on s’assoit dans un lieu public, recueillent l’ADN d’autres personnes», a-t-elle dit.
Des facteurs environnementaux, tels que la chaleur et l’humidité, peuvent également influencer les analyses d’ADN, a-t-elle expliqué au jury.
Melina a été retrouvée morte, noyée, dans un marais de la campagne new-yorkaise, à la fin d’un voyage avec son père.
Marieke Glorieux-Stryckman, La Presse Canadienne