Les victimes d'abus au sein de l'armée critiquent la réforme de la justice militaire

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Les victimes d'abus sexuels au sein de l'armée affirment ne pas se sentir écoutées par le gouvernement libéral, qui poursuit l'examen de son projet de loi sur la réforme de la justice militaire, désormais en phase finale au Parlement.
Ce projet de loi retirerait à l'armée sa compétence pour enquêter et poursuivre les infractions sexuelles commises sur le territoire national, pour la transférer à la police civile.
Christine Wood, une ancienne officière de logistique de l'armée de l'air qui a été victime d'inconduite sexuelle au sein de l'armée, affirme que les victimes d'infractions sexuelles méritent de choisir le système qui traitera leur affaire.
Donna Van Leusden, cofondatrice du Survivor Perspectives Consulting Group, se dit préoccupée par le transfert de ces affaires vers un système de justice pénale civile déjà surchargé.
Le ministre de la Défense, David McGuinty, qui présente lundi le projet de loi devant une commission sénatoriale, a fait valoir qu’il moderniserait le système de justice militaire et entraînerait un changement culturel.
Ce projet fait suite à plusieurs recommandations formulées par la gouverneure générale Louise Arbour, qui a mené en 2022 une étude indépendante concluant que les membres des Forces armées canadiennes ne faisaient pas confiance à leur propre système de justice militaire pour traiter ces affaires.
Kyle Duggan, La Presse Canadienne