Les travailleuses du sexe de Montréal en grève pendant le week-end du Grand Prix

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTREAL — Les travailleuses et travailleurs du sexe de Montréal appellent à une grève générale pendant le week-end du Grand Prix du Canada.
Le Comité autonome du travail du sexe a indiqué que leurs revendications comprennent la suppression des frais de présence que les danseuses doivent payer chaque soir pour travailler dans les clubs.
Ces personnes souhaitent également être considérées comme des employés de leur lieu de travail plutôt que comme des travailleurs autonomes, un statut qui, au Québec, offre moins de droits et de protections en matière de travail.
Le comité a souligné qu’en se mettant en grève le 23 mai, lors d’un des week-ends les plus touristiques à Montréal, elles pourront exercer une pression maximale sur les propriétaires de clubs.
Une danseuse montréalaise qui se fait appeler Kit a expliqué qu’elle se met en grève pour attirer l’attention sur le fait qu’elle et ses collègues, en tant que travailleuses autonomes, ne sont pas couvertes par la réglementation québécoise en matière de sécurité au travail.
Elle a témoigné que son métier comporte des risques professionnels, car elle se produit en talons de 20 centimètres sur des sols irréguliers.
Kit, qui est membre du Comité autonome du travail du sexe, a raconté que les personnes qui vendent des services sexuels se mettent en grève pour attirer l’attention sur le fait que le gouvernement fédéral n’a pas entièrement dépénalisé le travail du sexe.
Le week-end du Grand Prix débute le 22 mai, la course ayant lieu le 24 mai.
Erika Morris, La Presse Canadienne