Les Snowbirds des Forces canadiennes survolent le centre-ville de Toronto

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Par La Presse Canadienne, 2026
TORONTO — Des avions à réaction ont vrombi au-dessus du centre-ville de Toronto samedi, alors que le Canadian International Air Show présentait l’un des derniers vols des Snowbirds au-dessus de la capitale de l’Ontario au moins jusqu’aux années 2030.
La foule sifflait et agitait ses chapeaux à l'apparition des Snowbirds dans le ciel, volant en formation serrée et laissant derrière eux des panaches de fumée. Des applaudissements ont retenti lorsque deux des avions ont effectué un tonneau, décrivant une trajectoire en tire-bouchon au-dessus du lac, en tandem.
La patrouille acrobatique de neuf avions des Forces armées canadiennes sera retirée du service à la fin de la saison 2026, ses emblématiques CT-114 Tutor étant remplacés par les CT-157 Siskin II.
L'équipe doit se produire encore deux fois au Canadian International Air Show, qui a lieu chaque année sur les rives du lac Ontario à Toronto, durant la longue fin de semaine de la fête du Travail, avant de se rendre dans le nord de la province.
Pierre Gionet, un passionné d'aviation présent au salon samedi, a déclaré que les Snowbirds sont un symbole de fierté canadienne.
«Je regarde beaucoup de spectacles aériens en ligne et chaque fois que les Snowbirds sont là, je ressens quelque chose de particulier», a-t-il affirmé.
Bien que M. Gionet ait des sentiments partagés quant à l'immobilisation des Snowbirds, il a déclaré qu'il était plus important pour les Forces armées canadiennes de moderniser leur équipement vieillissant que de donner la priorité à l'équipe de démonstration aérienne.
Sandy Seymour, une spectatrice du spectacle aérien vêtue d'un chapeau et d'un chandail des Snowbirds, s'est dite déçue que le gouvernement fédéral n'ait pas trouvé de solution pour remplacer les avions des Snowbirds sans les immobiliser.
Elle a ajouté que l'Exposition nationale canadienne, dont la dernière fin de semaine coïncide avec le spectacle aérien, ne sera plus la même sans les acrobaties aériennes des Snowbirds. Elle a précisé que c'est une tradition annuelle pour elle d'aller à l'exposition et d'admirer les avions survolant le site.
Des centaines d'autres personnes se sont jointes à Mme Seymour sur le site de l'Exposition nationale canadienne, les yeux et les appareils photo braqués sur le ciel tandis que des avions de chasse, datant de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, fendaient les rives du lac Ontario.
D'autres démonstrations aériennes ont présenté des avions militaires et de police, ainsi que des performances d'aviateurs civils, notamment un duo père-fils pilotant des avions de construction amateur.
Le calendrier exact du retour des Snowbirds demeure incertain. Le ministre de la Défense, David McGuinty, a indiqué en mai que des négociations étaient en cours avec le fabricant des nouveaux avions Siskin de l'équipe.
Depuis 1971, les Snowbirds ont effectué quelque 2700 démonstrations aériennes à bord des avions Tutor, devenant ainsi des incontournables des événements et célébrations nationaux. Le dernier spectacle des Snowbirds aura lieu le 15 novembre à la Coupe Grey de Calgary.
Le Canada a rapidement augmenté ses dépenses militaires l'an dernier avant d'annoncer la suspension des activités des Snowbirds.
Après des années de critiques de la part de ses alliés, le Canada a respecté son engagement envers l'OTAN de consacrer 2 % de son PIB à la défense en dépensant plus de 63 milliards $ pour la sécurité nationale en 2025.
Le premier ministre Mark Carney a également souligné que le Canada consacrerait 5 % de son PIB à la défense d'ici 2035, un engagement que le Nouveau Parti démocratique a qualifié de somme «extraordinaire» qui, selon lui, serait mieux investie dans le logement abordable et les soins de santé.
Le commandant de l'Armée canadienne, le lieutenant-général Michael Wright, a expliqué plus tôt cette année que les Forces armées canadiennes poursuivront leurs investissements pour moderniser leurs forces, notamment par l'achat de nouvelles armes et de systèmes de défense aérienne et par le recrutement de nouveaux soldats.
Kathryn Mannie, La Presse Canadienne