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Les premiers répondants du 11 septembre évoquent les liens entre le Canada et les ÉU

Les premiers répondants du 11 septembre évoquent les liens entre le Canada et les ÉU
Photo: La Presse Canadienne, 2026

SURREY — Les premiers répondants new-yorkais du 11 septembre 2001 ont évoqué les liens durables qui unissent le Canada et les États-Unis lors d'une cérémonie organisée à la frontière entre la Colombie-Britannique et l'État de Washington pour marquer le 25e anniversaire des attentats.

Ils faisaient partie des centaines de secouristes, de militaires, d’agents des services frontaliers et de personnalités des deux pays présents vendredi à la cérémonie annuelle du Northwest 9/11 Memorial, qui s’est tenue à l'Arche de la Paix, située entre Surrey, en Colombie-Britannique, et Blaine, dans l'État de Washington.

Cody Stamberger, pompier new-yorkais à la retraite, a raconté lors d’une entrevue qu’il n’était pas de service ce matin-là, mais qu’il avait quitté un rendez-vous chez le médecin pour se rendre à Manhattan dès qu’il avait vu ce qui se passait.

S’il estime que son horaire lui a peut-être sauvé la vie ce jour-là, M. Stamberger s’est dit «extrêmement en colère» de ne pas avoir pu rester aux côtés de ses collègues pompiers pendant toute la durée des événements.

Pompier de troisième génération, il a souligné que la solidarité entre les deux pays était palpable lors de la cérémonie commémorative, où flottaient des rangées de drapeaux canadiens et américains.

M. Stamberger a affirmé que cet événement montrait que le différend commercial actuel entre le Canada et les États-Unis «n’avait aucune importance» face au fait de rendre hommage à ceux qui avaient perdu la vie ce jour-là.

«Il s’agit de la société. Il s’agit de solidarité, d’unité et d’honneur», a-t-il déclaré, rappelant que des équipes canadiennes avaient participé aux opérations de secours du 11 septembre et que l’armée canadienne avait par la suite combattu en Afghanistan.

«Nous jouons le jeu ensemble, et nous l’avons toujours fait. Nous l’avons fait dans toutes les circonstances. Le jour J? Nous avons pris d’assaut les plages ensemble.»

Roberto Abril, ancien ambulancier du service des pompiers de New York, était également présent à la cérémonie commémorative de l’Arche de la Paix.

Son collègue ambulancier, Carlos Lillo, a perdu la vie lors des attentats.

M. Abril a affirmé lors d’une entrevue que l’ampleur de la tragédie l’avait rendu plus humble et lui avait donné une raison «d’aimer tout le monde».

Cet ambulancier à la retraite a assisté à quatre cérémonies à l'Arche de la Paix au cours des années. Il s’est dit surpris de voir à quel point les Canadiens et les Américains leur «ont ouvert leur cœur, comme si nous formions une famille».

M. Abril s’est exprimé depuis la scène et a plaisanté en disant qu’il était devenu «plus âgé, plus sage et plus ouvert d’esprit» au cours des années qui ont suivi les attentats terroristes, mais ce moment de légèreté a laissé place à un discours émouvant sur le chagrin tenace causé par la perte de M. Lillo.

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«Je ne peux imaginer quelqu’un de mieux. Même après toutes ces années, je n’ai rencontré personne qui lui ressemble vraiment. C’était un être humain exceptionnel», a déclaré M. Abril à la foule.

«Il avait le don de faire sentir aux gens qu’ils comptaient. Il se souciait des autres, il était au service des autres, il donnait et il aimait. Il nous a été enlevé bien trop tôt.»

Shawn Crowley, consul général des États-Unis à Vancouver, aux gens présents que le Canada faisait partie des pays qui, ce jour-là, «avaient pris des mesures et fait des déclarations qui avaient clairement fait passer le message que les Américains n’étaient pas seuls».

Il a ajouté que ces événements commémoratifs montraient à quel point «le souvenir de cette journée et le lien entre nos peuples perdurent».

Des liens dans le temps

M. Crowley a rappelé que cette année marquait également le 250e anniversaire de l’indépendance américaine et le 165e anniversaire de la présence consulaire en Colombie-Britannique.

«Ces anniversaires nous rappellent que les liens entre nos peuples se sont tissés au fil des générations. Ils ont été mis à l’épreuve par des périodes difficiles, par des catastrophes naturelles, voire par la guerre», a souligné M. Crowley.

«Ils perdurent car, quelles que soient nos différences – et elles sont parfois nombreuses –, nous sommes là les uns pour les autres lorsque cela compte le plus.»

La lieutenante-gouverneure de la Colombie-Britannique, Wendy Cocchia, a rappelé aux personnes présentes que l’Arche de la Paix porte l’inscription «Puissent ces portes n’être jamais closes».

«Depuis des générations, ces mots exprimaient un souhait, mais il y a 25 ans, ils sont devenus une responsabilité», a affirmé Mme Cocchia.

«Les images du 11 septembre resteront à jamais gravées dans nos mémoires, tout comme le courage dont nous avons fait preuve.»

Mme Cocchia a souligné que l’Arche de la Paix «représente bien plus qu’une frontière commune» entre les deux pays.

«Il incarne l’amitié, la confiance et une responsabilité partagée. Dans certaines des heures les plus sombres de l’histoire, nous avons vu le meilleur de l’humanité. Des gens qui s’entraidaient, sans se demander: “D’où viens-tu ?”»

Darryl Greer, La Presse Canadienne