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Les élections partielles de 2026 devraient coûter plus de 24 millions $

durée 13h58
10 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Les élections partielles organisées cette année pour remplacer les députés sortants devraient coûter plus de 24 millions $ aux contribuables, selon une estimation d'Élections Canada.

L'organisme électoral a précisé que, bien que le coût d'une élection partielle puisse varier en fonction de nombreux facteurs, notamment le lieu et la durée, l'organisation d'une seule élection partielle coûte en moyenne 2 millions $.

Trois élections partielles ont déjà eu lieu cette année. Trois autres sont prévues le 31 août.

Un siège au Québec demeure vacant, avec aucune élection partielle de prévue, et cinq autres démissions de députés sont attendues dans les semaines à venir.

Dans l’état actuel des choses, l’année 2026 pourrait connaître un total de 12 élections partielles, ce qui constituerait le nombre annuel le plus élevé depuis des années. L’année la plus récente à laquelle on peut comparer cette situation est 2017. Il y avait eu alors 11 élections partielles. Élections Canada avait estimé le coût de ces scrutins à environ 10 millions $.

Les précédents rapports d’Élections Canada sur les élections partielles, notamment ceux de 2024 et 2020, indiquaient que leur organisation coûte généralement plus cher dans la région du Grand Toronto en raison des prix plus élevés de la location des locaux et de la publicité.

Le rapport d’Élections Canada de 2025 sur les élections partielles estimait que l’élection de Battle River—Crowfoot, qui a permis au chef conservateur Pierre Poilievre de regagner la Chambre des communes il y a un an, a coûté 2,3 millions $ aux contribuables.

L’organisme a attribué ce coût supérieur à la moyenne à l’inflation, qui a fait grimper les frais d’impression, les frais liés aux locaux et les besoins en technologies de l’information. Le rapport précise également que la longue période électorale de 49 jours a alourdi le coût global.

Trois élections partielles, toutes remportées par les libéraux, ont eu lieu en avril. Deux de ces scrutins se sont déroulés dans la région du Grand Toronto pour remplacer les anciens ministres Chrystia Freeland et Bill Blair.

L'élection partielle d'avril dans la circonscription québécoise de Terrebonne a été déclenchée après que la Cour suprême du Canada a invalidé le résultat de l'élection générale en raison d'une erreur administrative concernant l'adresse de retour figurant sur certains bulletins de vote par correspondance.

Élections Canada publie un rapport réglementaire sur les élections partielles une fois par an; les coûts liés à ces scrutins ne seront donc pas rendus publics avant début 2027.

Nombreuses élections prévues

Trois autres élections partielles sont prévues le 31 août dans les circonscriptions de North Vancouver—Capilano, de Chicoutimi—Le Fjord au Québec et de Beaches—East York à Toronto, afin de remplacer des députés qui ont quitté leurs fonctions pour saisir d’autres opportunités.

L’ancien ministre libéral Jonathan Wilkinson a démissionné de son siège de North Vancouver—Capilano pour devenir ambassadeur du Canada auprès de l’Union européenne, tandis que Nate Erskine-Smith a démissionné de son siège de Beaches—East York pour se présenter, sans succès, à la direction du Parti libéral de l’Ontario.

Le conservateur québécois Richard Martel a été nommé au Sénat, libérant ainsi le siège de Chicoutimi—Le Fjord.

Six autres élections partielles devront être organisées dans un avenir proche.

Le député du Bloc québécois Simon-Pierre Savard-Tremblay a démissionné en juin pour se présenter sous la bannière du Parti québécois aux élections provinciales prévues en octobre prochain.

Le député libéral de l’Ontario Shaun Chen a annoncé lundi qu’il démissionnerait le 15 août. Le député de la région de Toronto a déclaré que les blessures subies lors d’un accident de voiture l’automne dernier avaient entraîné d’importants problèmes de santé qui limitent sa capacité à se rendre à Ottawa.

Alexandre Boulerice, actuellement député indépendant et ancien député néo-démocrate, a indiqué qu’il quitterait son siège de Montréal d’ici la fin de l’été pour se présenter sous la bannière de Québec solidaire au mois d'octobre.

L'ancien ministre libéral Steven Guilbeault démissionnera de son siège de Montréal le 28 août.

La députée conservatrice de la Saskatchewan, Cathay Wagantall, devrait démissionner le 31 août, alors qu’elle avait initialement déclaré qu’elle comptait rester en fonction jusqu’aux prochaines élections.

Le député conservateur de l’Ontario Larry Brock a annoncé la semaine dernière qu’il démissionnerait le 18 septembre pour réintégrer le bureau du procureur de la Couronne à Brantford, en Ontario.

Le premier ministre doit convoquer une élection partielle entre 11 et 180 jours après la vacance d’un siège. La période électorale doit durer entre 36 et 50 jours.

Mark Carney a déclaré la semaine dernière qu’il souhaitait que ces sièges soient pourvus dans les plus brefs délais, car les électeurs méritent d’être représentés à la Chambre.

David Baxter, La Presse Canadienne

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