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Le sémaglutide pourrait être utile contre l'asthme et la BPCO

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8 septembre 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Le sémaglutide pourrait réduire la fréquence des crises d'asthme et des épisodes de bronchopneumopathie chronique obstructive, selon une étude présentée lors d'un récent congrès de la European Respiratory Society.

Différents agonistes des récepteurs du GLP-1 ont été étudiés dans le cadre de ces travaux, mais c'est le sémaglutide, mieux connu sous son nom commercial d'Ozempic, qui s'est révélé être le plus efficace.

La molécule a été associée à une réduction de près de 40 % des crises d'asthme et de 20 % des épisodes de BPCO chez les patients à qui elle avait été prescrite en raison de leur poids ou d'un diabète de type 2.

À partir des dossiers médicaux électroniques britanniques, les chercheurs ont mené quatre études parallèles portant chacune sur un échantillon de 20 000 à 22 000 personnes ayant commencé un traitement par GLP-1, quel qu’en soit le type, ou par un autre type de médicament antidiabétique appelé «sulfonylurées».

Ils ont constaté que les personnes souffrant de maladies respiratoires, telles que l'asthme et la BPCO, à qui l'on avait prescrit des traitements au GLP-1 semblaient présenter moins de crises d'asthme et d'épisodes de BPCO que des personnes similaires à qui l'on avait prescrit d'autres médicaments antidiabétiques.

Les chercheurs estiment que, pour les personnes souffrant d'une maladie des voies respiratoires et déjà admissibles aux agonistes des récepteurs du GLP-1 en raison d'une obésité ou d'un diabète de type 2, ces résultats suggèrent que ces traitements pourraient présenter des bienfaits supplémentaires sur le plan respiratoire.

Mais bien que les résultats de cette étude soient encourageants, a-t-on précisé par voie de communiqué, «ils ne doivent pas, à eux seuls, modifier les décisions thérapeutiques».

«Les personnes souffrant d’asthme ou de BPCO ne doivent pas commencer un traitement par des agonistes des récepteurs du GLP-1 spécifiquement pour leur affection pulmonaire en dehors des recommandations de prescription actuelles», ont ajouté les auteurs de l'étude.

Bien que les résultats suggèrent que certaines personnes prenant des agonistes des récepteurs du GLP-1 pourraient présenter moins de crises respiratoires, «cela doit encore être confirmé par des essais cliniques», ont-ils précisé.

La Presse Canadienne

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