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Le PQ dépose un projet de loi sur la qualité de l'air

durée 09h42
25 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Le député du Parti québécois (PQ) Joël Arseneau dépose mercredi un projet de loi pour mieux protéger la population contre la pollution atmosphérique.

Selon les données de Santé Canada, au Québec, la pollution de l’air est associée à 4000 décès prématurés par année et à des coûts sanitaires annuels évalués à 30 milliards $.

«On souhaite que l’information sur la qualité de l’air soit améliorée, plus claire et accessible en temps réel au public», a expliqué le député des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau dans une entrevue avec La Presse Canadienne, avant de déposer son projet de loi.

Celui-ci propose la création d’une stratégie nationale sur la qualité de l’air, qui inclurait «des cibles à atteindre» et de nouvelles ressources pour atteindre ces cibles.

Le projet de loi recommande notamment d’augmenter et de moderniser le réseau de capteurs de qualité de l’air, «d'outiller les professionnels de la santé pour adapter les conseils selon les profils de vulnérabilité» ou encore d'intégrer des coûts sanitaires dans l’évaluation des projets polluants.

Revoir les seuils de certains polluants

Le député soutient avoir élaboré ce projet de loi en s’inspirant des demandes de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), qui a publié, en février 2024, un «Cadre de référence sur l’air».

Ce cadre suggère notamment de revoir les seuils de certains polluants atmosphériques, comme les particules fines, responsables du smog et particulièrement nocives pour les humains.

L’Organisation mondiale de la santé estime que la moyenne quotidienne devrait être au taux maximal de 15 microgrammes par mètre cube (µg/m3). Mais au Québec le seuil autorisé est de 30 µg/m3.

«Il n'y a pas de normes qui sont prescrites dans le projet de loi (…), mais on souhaite des indicateurs qui soient davantage élaborés en fonction des nouvelles données que l'on a aujourd'hui, suite notamment à la révision des indices par l'Organisation mondiale de la santé».

Le député du PQ a ajouté que «ça va de soi que les seuils que l'on a fixés il y a 20 ou 30 ans, dans bien des cas, n'ont pas suivi l'évolution de la science et du risque réel que pose une exposition pour les populations humaines en termes de risque pour la santé».

Une éventuelle «Stratégie nationale sur la qualité de l’air», inspirée par le projet de loi du député péquiste, serait fondée sur les objectifs de «diffuser de l’information claire, accessible et en temps réel sur la qualité de l’air», «d’assurer le respect des plus hauts standards reconnus en matière de qualité de l’air» et de «mettre en place des mesures de prévention et d’atténuation des impacts sur la santé».

Stéphane Blais, La Presse Canadienne

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