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Le NPD de l'Alberta exhorte Danielle Smith à annuler le vote sur le référendum

durée 04h00
26 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

CALGARY — Le chef de l'opposition de l'Alberta estime que ce n'est pas le moment d'organiser un référendum sur la sortie du Canada, alors que le pays est engagé dans une guerre commerciale de grande envergure avec son voisin du sud.

Le chef du NPD, Naheed Nenshi, estime que la première ministre Danielle Smith doit l'annuler ou, à tout le moins, le reporter.

«Il est temps d’annuler le référendum, a mentionné M. Nenshi aux journalistes mardi à Calgary. Le fait que la première ministre cède aux séparatistes ne fait que démontrer sa faiblesse; cela montre que le Canada n’est pas uni.»

Les Albertains doivent se prononcer le 19 octobre lors d'un référendum provincial visant à déterminer si le gouvernement doit entamer la procédure juridique en vue d'organiser un futur scrutin contraignant sur la séparation d'avec le Canada.

M. Nenshi a indiqué que le Canada devait envoyer un message d’unité alors qu’il reprend la guerre commerciale avec les États-Unis.

Les États-Unis ont imposé des droits de douane sur 28 milliards $ de marchandises canadiennes, et le Canada a annoncé des contre-mesures tarifaires qui entreront en vigueur le 8 septembre sur toute une série de produits, allant des produits américains en acier et en aluminium aux consoles de jeux vidéo en passant par les cannes à pêche.

Interrogé sur la réponse à apporter à M. Nenshi, le bureau de Mme Smith a renvoyé aux propos tenus par la première ministre lors de son émission de radio la fin de semaine dernière.

Mme Smith a déclaré que le référendum aurait bien lieu, car des centaines de milliers de citoyens ont signé des pétitions exigeant une décision.

«Les citoyens ont signé l’une des deux pétitions indiquant qu’ils souhaitaient que cette question soit posée dès maintenant, et c’est bien sur cela que portera le scrutin du 19 octobre», a souligné Mme Smith samedi.

«Je pense que nous devons nous assurer de bien comprendre ce que les Albertains attendent de nous. C’est en partie pour cette raison que nous organisons ce scrutin», a-t-elle précisé.

Mme Smith a fait savoir qu’elle voterait personnellement pour le maintien au sein du Canada.

Les critiques de M. Nenshi font écho aux commentaires formulés la semaine dernière par le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

M. Saint-Pierre Plamondon a indiqué que, si son parti souverainiste remportait les élections générales québécoises en octobre, il reporterait le référendum promis sur la séparation jusqu'à la fin du mandat du président américain Donald Trump.

Selon M. Saint-Pierre Plamondon, le caractère imprévisible de l’administration Trump pourrait nuire au processus référendaire québécois et aux discussions sur l’avenir de la province.

M. Trump en est à peu près à mi-parcours de son mandat de quatre ans.

Le NPD de l’Alberta a accusé Mme Smith d’organiser un vote sur la séparation non pas pour résoudre une question fondamentale qui préoccupe les Albertains, mais plutôt pour apaiser les séparatistes purs et durs de son Parti conservateur uni.

Cela contraste avec les préoccupations de longue date des Québécois concernant le séparatisme, selon M. Nenshi.

«Si les véritables séparatistes (au Québec) comprennent le danger d’une telle démarche, comment se fait-il qu’une séparatiste d’opportunité, comme Danielle Smith, ne comprenne pas ce danger?», a-t-il souligné.

La bataille pour gagner les cœurs et les esprits des Albertains à l’approche du référendum a vu des groupes des deux camps organiser des campagnes de sensibilisation.

Parmi eux figurent deux anciens adversaires politiques albertains.

L’ancienne première ministre néo-démocrate Rachel Notley et l’ancien premier ministre du Parti conservateur uni Jason Kenney ont annoncé qu’ils coprésideraient une campagne de la Chambre de commerce du Canada visant à encourager l’Alberta à rester au sein du Canada.

Tous deux affirment avoir eu des divergences par le passé, mais s’accordent sur l’intérêt pour l’Alberta de rester au sein de la Confédération.

Dayne Patterson, La Presse Canadienne

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